Est-ce de la poésie?
Voyez le tableau de cette femme couchée sur le lit de repos de sa
galère, avec sa confidente accoudée sur ses pieds, qui l'entretient de
son bonheur, au moment où les assassins soldés par son fils font
écrouler la mort sur sa tête, et chavirer la barque triomphale pour
l'engloutir.
Voyez, pendant qu'Agrippine blessée nage vers la côte, le tumulte de
toute cette multitude qui sort de toutes les maisons avec des
torches, qui s'appelle, qui se répond en cris inintelligibles, qui
tend les mains, qui s'avance jusque dans les flots pour recueillir la
nageuse dans les ténèbres.