XXXIV

Du sénat, Tacite transporte le récit dans les Gaules et en Judée.

Les moeurs des peuples qu'il décrit interrompent habilement le récit

des tragédies romaines, et reposent l'âme pour la préparer à de

nouvelles émotions.

Le siége de Jérusalem par Titus, fils de Vespasien, prend, sous la

plume de l'historien, la solennité et pour ainsi dire le deuil des

grandes funérailles. Les prodiges et les superstitions d'un peuple

théocratique s'y mêlent au carnage, à la famine, à l'incendie. «Les

portes du temple s'ouvrirent d'elles-mêmes, raconte Tacite, et on

entendit une voix, plus forte que toute voix humaine, dire: LES DIEUX

S'EN VONT.»

Cours familier de Littérature - Volume 12 · 第 87 / 208 题