La population de Lille et de tout le District s'est rendu compte, nous
l'espérons, du caractère exact du Comité Américain. Ni les citoyens
américains, si dévoués, qui sont à la tête du Comité, à Bruxelles, ni
les membres du Comité de District, pas plus que les personnes qui gèrent
les Comités locaux, ne sont des commerçants. Ils se préoccupent tous
d'assurer, avec le plus grand désintéressement, aux habitants des
territoires envahis, un minimum de vivres. Ils s'excusent de n'en
fournir pas davantage, mais cela ne dépend ni de leur bonne volonté, ni
de leurs efforts. Le Comité Américain est lié par des conventions; et il
suffit d'ailleurs d'une très courte réflexion pour comprendre que le
ravitaillement est subordonné à des considérations diplomatiques,
militaires, économiques, qui en entravent la régularité, et qui
empêchent surtout de garantir des arrivages suffisants.
Notre oeuvre est imparfaite, nous le savons mieux que quiconque. Mais ce
qui, outre son utilité, contribue à en relever sa valeur, c'est son
caractère de solidarité. Les modes de distribution, que nous imposons
par nos statuts, ne favorisent-ils pas ceux qui ont le moins de
ressources? Tous les produits de première nécessité, répartis par le
Comité, sont cédés à un prix modique, qui les met à la portée des
bourses les moins garnies. Et nous avons la ferme conviction que, sans
l'aide du Comité Américain, la grande majorité de nos concitoyens
auraient bien du mal à assurer leur subsistance.
Nous avons essayé de faire quelques pas de plus dans la voie de
l'assistance à accorder aux plus nécessiteux. Sans doute, nos ressources
sont faibles, car nous vendons les denrées à un prix aussi rapproché que
possible du prix de revient. Nous n'avons donc pas la faculté de
consacrer de grosses sommes à des oeuvres de secours, et nous n'avons
pas la prétention de nous substituer, ni aux sociétés charitables
privées, ni à l'organisation officielle de l'assistance. Nous avons, en
tout cas, fait nos efforts pour soulager des misères ou atténuer des
besoins urgents.
Qu'on nous permette seulement pour aujourd'hui d'expliquer en quelques
mots, notre Oeuvre du Vêtement à Lille. En assistant aux consultations
et à la distribution du lait dans nos locaux, quelques personnes ont été
émues de voir les enfants si mal et si insuffisamment vêtus, et de
constater souvent, chez les mères, le même dénûment. Elles ont demandé
au Comité Américain, s'il ne pourrait pas utiliser son autorité morale
pour obtenir gracieusement des dons des maisons de commerce des
différentes branches de l'habillement. Nous avons immédiatement
accrédité un négociant connu sur la place de Lille, qui, en notre nom, a
sollicité les directeurs de toutes ces maisons de nous gratifier des
pièces et des coupons, dont ils pourraient disposer, en tissus de toutes
sortes, ainsi que d'objets de lingerie, de bonneterie, de chaussures,
etc. L'activité déployée par notre représentant a été récompensée par le
bon accueil et la générosité de la quasi unanimité des commerçants, à
qui il a rendu visite. Nous avons pu centraliser ainsi plusieurs
milliers de pièces de toutes sortes. Que les nombreux donateurs
reçoivent publiquement l'expression de notre gratitude, autant pour le
bien qu'ils nous ont permis de faire, que pour le chaleureux
empressement avec lequel ils ont répondu à notre appel.
Voici le résultat de cette collecte. Nous avons fait procéder à des
enquêtes sommaires, pour pouvoir proportionner les dons aux besoins. Le
19 février, nous avions réparti 6.255 objets d'habillement entre 1.108
familles d'enfants fréquentant les consultations de nourrissons. C'était
notre but essentiel. Nous n'avons pourtant pas voulu négliger
complètement les autres cas intéressants parvenus à notre connaissance:
parmi les ménagères fréquentant nos cours de cuisine, parmi les évacués
ou les sinistrés, que de situations lamentables! Des enquêtes discrètes
nous ont donné la possibilité d'apporter un rayon de joie à des pauvres
honteux, dont beaucoup connaissaient l'aisance avant la guerre, et qui
étaient menacés de ne plus se montrer qu'en haillons. 238 de ces
familles ont reçu 1135 pièces, dont certaines de valeur marchande
élevée. Ainsi, en quelques semaines, nous avons réuni et distribué 7.390
objets de vêtement entre 1.346 familles, et cela, grâce au bon coeur des
commerçants lillois de l'habillement.
Le Comité Américain les en remercie bien cordialement, ainsi que son
démarcheur, si actif et si avisé, qui a réussi à amonceler une telle
collecte. Il adresse, en même temps, l'expression émue de sa
reconnaissance, aux dames qui ont consacré tous leurs loisirs à la
répartition si judicieuse qu'elles ont menée à bien, avec tant
d'assiduité et de dévouement. LE COMITÉ.
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--_Probité_. Mesdames Dérache, couturières, et Lelong, mécaniciennes,
domiciliées rue des Bouchers, Lille, ont trouvé dans des vêtements, à
elles confiés pour réfections, une somme de 3200 fr., qu'elles se sont
empressées de restituer au propriétaire.
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COUPONS SANS FRAIS
ACHATS ET VENTES DE TITRES
La Banque du Nord et des Flandres, à Lille, 108, rue Nationale, Roubaix
et Tourcoing, paie à présentation, sans commission, un grand nombre de
Coupons, même à plusieurs mois de date (conditions très spéciales pour
coupons Etrangers, notamment Belges, Argentins, Scandinaves, Suisses,
Japonais, Espagnols). Acheteurs et vendeurs ont le plus grand intérêt à
s'adresser à la Banque pour leurs négociations de Titres, son
organisation spéciale leur donnant toutes garanties que leurs intérêts
ne seront pas lésés; la Banque achète et vend couramment aux meilleurs
cours: obl. Paris, Bruxelles, Anvers, etc., Rentes Belges, Hollandaises,
Suisses, etc., Charbonnages Français et Belges, Chemins de fer, etc.
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NÉGOCIATION DE TITRES.--PAIEMENT DE
COUPONS AVEC CONDITIONS SPÉCIALES
Le Comptoir Général de Bourse, 40, boulevard de la Liberté, à Lille et
dans son agence de Roubaix, 128, rue de Lannoy, négocie à forfait et aux
plus hauts prix les titres français et étrangers: Fonds d'Etat; Rente
Française, Belge, Japonaise, Hollandaise, Suisse, Chinoise, etc. Villes:
Bruxelles, Anvers, Gand, Paris, Crédit foncier de France, Charbonnages
français et étrangers; Chemins de fer français et étrangers.
La Maison paie, à vue, un grand nombre de coupons échus et à échoir. Les
coupons Belges, Suisses, Hollandais, Suédois, Norwégiens et beaucoup
d'autres pays sont payés avec conditions spéciales. La Maison paie
aussi, à vue, les coupons des actions et obligations des Chemins de fer
et Charbonnages français.
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Guérissez en 24 heures rhumes et bronchites par le Sirop pectoral
sédatif de L. Leflon, le flacon 1.50 17-19, rue du Sec-Arembault.
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