Les cours de cuisine entrepris par le Comité Hispano-Américain en
septembre dernier, continuent à être très suivis. Sous la direction d'un
habile maître cuisinier, qui sait allier la simplicité des moyens et la
clarté des explications à la réussite des mets préparés, et, avec le
concours d'un personnel dévoué, que le Comité tient à remercier
publiquement de son zèle, tous les jours une dizaine de mères de famille
viennent apprendre à utiliser les denrées du Comité. On cherche à
récompenser leur application en leur distribuant, à la fin de la séance,
les plats qu'elles ont vu confectionner sous leurs yeux attentifs.
Pendant trois semaines, nous avions suspendu ces cours de cuisine, les
remplaçant par des distributions d'aliments chauds à des victimes de
l'explosion du 11 janvier. Nous avons ainsi assuré quotidiennement un
repas substantiel à cent cinquante, puis à deux cents, même à deux cent
quarante personnes. Les ménagères qui s'étaient fait inscrire, et dont
la convocation à nos cours a tardé, voudront bien nous excuser.
D'ailleurs, depuis les premiers jours de février, nos séances de cuisine
ont repris régulièrement. Elles ont lieu, suivant les jours de la
semaine: à l'école Biehat, rue Fulton; à l'école Pape Carpentier, rue du
Marché; à l'école Descartes, rue Guillaume-Werniers; au local de la rue
de Jemmapes; à l'école Desrousseaux, rue de la Vignette. Les intéressées
sont convoquées au local, qui se trouve le plus près de leur local de
pain. C'est en effet au local de pain, que les personnes, désireuses
d'assister à l'un de nos cours, doivent se faire inscrire. Nous
rappelons que nous choisissons d'abord les mères des familles
nombreuses. C'est par les soins du chef de groupe du local de pain, que
les convocations sont communiquées aux personnes désignées. LE COMITÉ.