21 août.

Je suis restée longtemps à regarder mon portrait, et cela m'a

laissée dans un état violent qui m'humilie.

Quand j'avais la beauté, je m'en occupais très peu. L'éloignement du

monde, l'éducation virile que j'avais reçue, m'avaient préservée de

la vanité.

Mon père disait qu'aimer une personne pour son extérieur, c'est

comme aimer un livre pour sa reliure. Lorsqu'il y avait quelque mort

dans le voisinage: «Viens, me disait-il, viens voir ce qu'on aime,

quand on aime son corps!»

Mais si fragile, si passagère qu'elle soit, la beauté n'est-elle pas

un grand don?

Angéline de Montbrun · 第 56 / 95 题