Lève-toi, douce Anna-Marie,
Déjà revient l'astre du jour;
Il revient dorer la prairie,
Et le brouillard fuit à son tour.
Les oiseaux dans l'épais bocage
Ont repris leur joyeux ramage;
Debout, l'aurore est de retour.
Du chasseur absent de sa couche
Le cor sonne aux bois d'alentour,
D'où le cerf effrayé débouche;
Et l'écho charmé du désert
Redit ce sauvage concert.
Lève-toi donc, Anna-Marie,
Sors de ta chaste rêverie,
Et viens de ta maison chérie
Folâtrer sur le gazon vert.