[571] Cabinet de M. Boutron.--Voy. la _Notice_, p. 41.
De Marseille, ce 20 mars 1681.
Je vous suis infiniment obligé, Mademoiselle, de l'honneur que vous
m'avez fait de m'envoyer les deux derniers volumes des _Conversations
morales_. J'aurai bientôt le plaisir de les lire plus d'une fois et de
profiter de mille beaux sentiments que j'y trouverai et qui sont, sans
doute, dignes de l'illustre et vertueuse Sapho. Je n'ai reçu ces livres
que depuis hier, Valentin ayant demeuré quelques jours à Lion et à Aix.
Je ne manquai pas, d'abord que j'eus reçu le paquet, d'envoyer à M. le
marquis de Peruis[572] le sien, comme vous le savez par sa lettre. Au
reste, Mademoiselle, je vous rends encore des très-humbles grâces des
remarques de la petite, mais illustre société; M. Duperret m'a envoyé ses
sentiments sur le petit ouvrage, et je ferai exactement tout ce qu'il me
dit. Je n'ai pas l'honneur de connoître ces deux illustres personnes ni
de savoir leur nom; je leur suis pourtant infiniment obligé, et je
voudrois pouvoir reconnoître leurs bons offices par des services
très-humbles. Faites-moi s'il vous plaît la grâce, Mademoiselle, d'être
persuadée de mon zèle pour tout ce qui vous regarde, car je suis toujours
votre très-humble et très-obéissant serviteur,