H. 38, L. 46.

GREUZE (_Jean-Baptiste_). A propos du grand dessin, exposé par Greuze

au Salon de 1769, Diderot dit: «Il ne faut à Greuze qu'une matinée

pour faire un dessin comme celui-là.» Oui, Greuze a le jaillissement

du trait comme inspiré et enthousiaste; son lavis semble avoir la

fièvre, et même en ses têtes d'études où il s'astreint à un travail

de hachures, il apporte là dedans une fougue qui n'y laisse rien

de mécanique. Un dessin, catalogué ici, présente un intérêt: c'est

la répétition, pour ainsi dire, du «Coucher» de Vanloo, un dessin

désagréable par la masculinité du torse, mais dont le fier et coloré

modelage des jambes montre le puissant artiste qu'était Greuze à

certaines heures.

--Dans un parc, un jeune homme debout, soutenant de la main

gauche son fusil appuyé sur un banc de pierre, où se repose un

chien, tandis que son bras droit est entouré des deux mains d'une

jeune femme assise, qui appuie amoureusement sa tête contre lui.

Lavis au pinceau à l'encre de Chine.

Étude pour le portrait d'un jeune ménage, peut-être celui des de

La Borde.

La maison d'un artiste, Tome 1 · 第 148 / 443 题