GREUZE (_Jean-Baptiste_). A propos du grand dessin, exposé par Greuze
au Salon de 1769, Diderot dit: «Il ne faut à Greuze qu'une matinée
pour faire un dessin comme celui-là.» Oui, Greuze a le jaillissement
du trait comme inspiré et enthousiaste; son lavis semble avoir la
fièvre, et même en ses têtes d'études où il s'astreint à un travail
de hachures, il apporte là dedans une fougue qui n'y laisse rien
de mécanique. Un dessin, catalogué ici, présente un intérêt: c'est
la répétition, pour ainsi dire, du «Coucher» de Vanloo, un dessin
désagréable par la masculinité du torse, mais dont le fier et coloré
modelage des jambes montre le puissant artiste qu'était Greuze à
certaines heures.
--Dans un parc, un jeune homme debout, soutenant de la main
gauche son fusil appuyé sur un banc de pierre, où se repose un
chien, tandis que son bras droit est entouré des deux mains d'une
jeune femme assise, qui appuie amoureusement sa tête contre lui.
Lavis au pinceau à l'encre de Chine.
Étude pour le portrait d'un jeune ménage, peut-être celui des de
La Borde.