_À Max MORISE_
La toge rousse qui recouvre les astres à carreaux
Fait peine à toucher mais l'enterrement divin
Que suivent les oiseaux à peine a-t-il lieu
Que je vais de dégradation en dégradation
C'est d'abord le vainqueur de la rue du chant des roseaux
Qui remet son épée à l'ensablement des coeurs
Puis la bougie à la flamme haute sur la portée
De ma chambre qui baise la hache de licteur
Il y a des péchés qui de même sont remis
Aux jeunes femmes l'aspic regarde le sein
Que seul il a dégrafé vraiment au monde
Lui épine arrachée à la rose de l'air
Puis le socle désert d'une statue de jongleur
En proie maintenant aux papillons et à leurs satellites
Les grandes fusées de sève au-dessus des jardins publics
Et la mousse qui vient recouvrir ma table quand je dors
Dans un bureau le coup de poing américain fait merveille
Est-ce que nous ne nous baignons pas chaque jour dans notre
sang
L'oreille compte les jours les jolies marques de fabrique
Mouette sur le dos des moutons de mer
Ce sont des charges de cavalerie contre la nuit
Éternellement rebelle Des frissons de lances
Est fait l'ange qui veille sur la virginité terrible
Pareil à la lumière électrique dans les arbres
Tambour tambour è tout jamais voilé
Une fée balaye les diamants de sa robe de genêts
Histoire de moudre un grain plus doux que le café
Qu'on te sert en grand mystère sur les fortifications