_À T. FRAENKEL_
Après les tempêtes cerclées de verre, l'éclair à l'armure brouillée
et cette enjambée silencieuse sous laquelle la montagne ouvre des
yeux plus fascinants que le Siam, petite fille, adoratrice du pays
calqué sur tes parfums, tu vas surprendre l'éveil des chercheurs
dans un air révolutionné par le platine. De loin la statue rose
qui porte à bout de bras une sorte de bouteille fumant dans un
panier regarde par dessus son épaule errer les anciens vanniers
et acrobates. Un joli bagne d'artistes où des zèbres bleus,
fouettés par les soupirs qui s'enroulent le soir autour des
arbres, exécutent sans fin leur numéro! D'étonnants faisceaux,
formés au bord des routes avec les bobines d'azur et le télégraphe,
répondent de ta sécurité. Là, dans la lumière profane, les seins
éclatant sous un globe de rosée et t'abandonnant à la glissière
infinie, à travers les bambous froids tu verras passer le Prince
Vandale. L'occasion brûlera aux quatre vents de soufre, de cadmium,
de sel et de Bengale. Le bombyx à tête humaine étouffera peu à
peu les arlequins maudits et les grandes catastrophes ressusciteront
pêle-mêle, pour se résorber dans la bague au chaton vide que je
t'ai donnée et qui te tuera.