PIE IX, PAPE.

Cher fils, salut et bénédiction apostolique.

Nous avons reçu avec beaucoup de plaisir votre _Parfum de Rome_ que

vous Nous avez offert, après l’avoir refondu par un nouveau travail et

considérablement augmenté. Au milieu des travaux qui réclament Notre

sollicitude, à peine avons-Nous pu, en feuilletant ces deux volumes,

jeter les yeux tantôt sur une page, tantôt sur une autre s’offrant au

hasard, mais dans toutes Nous avons vu resplendir votre foi et votre

charité et Nous avons reconnu que, éclairé par elles, vous avez saisi

le caractère de Rome, de ses institutions, de ses mœurs, et qu’après

l’avoir ainsi révélée et montrée telle qu’elle est, vous avez

victorieusement repoussé les accusations vulgaires qu’on porte contre

elle de côté et d’autre. Prenant l’histoire pour guide, vous avez si

bien rendu manifeste aux yeux des lecteurs l’action bienfaisante du

pontificat romain, qu’ils sont obligés de reconnaître en lui, le

_magistère_ et le soutien permanent et puissant de la justice et de la

vraie liberté, et, par conséquent, d’avoir en exécration les

abominables machinations par lesquelles on s’efforce d’éteindre et de

renverser ce phare de la vérité et de la civilisation. Nous vous

félicitons de l’empressement avec lequel tant d’éditions successives

de votre ouvrage ont été demandées; c’est un irrécusable témoignage du

fruit qu’elles ont produit et que Nous souhaitons encore plus

abondant. En demandant à Dieu que tout vous soit propice, comme gage

de Notre affection et de Notre bienveillance particulière, Nous vous

donnons avec amour, à vous et aux vôtres, la bénédiction apostolique.

Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 3 mars 1866,

De notre pontificat l’an XX.

L'illusion libérale · 第 46 / 47 题