Cher fils, salut et bénédiction apostolique.
Nous avons reçu avec beaucoup de plaisir votre _Parfum de Rome_ que
vous Nous avez offert, après l’avoir refondu par un nouveau travail et
considérablement augmenté. Au milieu des travaux qui réclament Notre
sollicitude, à peine avons-Nous pu, en feuilletant ces deux volumes,
jeter les yeux tantôt sur une page, tantôt sur une autre s’offrant au
hasard, mais dans toutes Nous avons vu resplendir votre foi et votre
charité et Nous avons reconnu que, éclairé par elles, vous avez saisi
le caractère de Rome, de ses institutions, de ses mœurs, et qu’après
l’avoir ainsi révélée et montrée telle qu’elle est, vous avez
victorieusement repoussé les accusations vulgaires qu’on porte contre
elle de côté et d’autre. Prenant l’histoire pour guide, vous avez si
bien rendu manifeste aux yeux des lecteurs l’action bienfaisante du
pontificat romain, qu’ils sont obligés de reconnaître en lui, le
_magistère_ et le soutien permanent et puissant de la justice et de la
vraie liberté, et, par conséquent, d’avoir en exécration les
abominables machinations par lesquelles on s’efforce d’éteindre et de
renverser ce phare de la vérité et de la civilisation. Nous vous
félicitons de l’empressement avec lequel tant d’éditions successives
de votre ouvrage ont été demandées; c’est un irrécusable témoignage du
fruit qu’elles ont produit et que Nous souhaitons encore plus
abondant. En demandant à Dieu que tout vous soit propice, comme gage
de Notre affection et de Notre bienveillance particulière, Nous vous
donnons avec amour, à vous et aux vôtres, la bénédiction apostolique.
Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 3 mars 1866,
De notre pontificat l’an XX.