Au moment de mettre sous presse, une dépêche de Daucourt nous apprend
que le raid Paris-Le Caire est provisoirement interrompu. D'Ada-Bazar,
où nous l'avions laissé la semaine dernière, l'audacieux aviateur était
parvenu sans incident à Konia puis à Eregli. A Bozanti (voir la carte,
page 408), surpris par une forte tempête en traversant les monts Taurus,
il fit une chute terrible, heureusement sans graves conséquences.
L'appareil est brisé, mais le pilote est indemne. Son compagnon, M.
Roux, avait pris le chemin de fer.
Une des photographies qui illustrent précisément (pages 408 et 409)
notre article sur le chemin de fer de Bagdad permet de concevoir les
difficultés avec lesquelles l'aviateur se trouvait aux prises et les
risques qu'il courait. On ne saurait guère imaginer de montagnes plus
abruptes et l'on frémit à la seule pensée d'une panne banale commandant
l'atterrissage dans une telle région.
[Illustration: CHEZ LES CANNIBALES, par Henriot.]
Note du transcripteur: Les pages 411-414 manquent au document qui a
servi de source. Comme d'habitude, les suppléments ne nous ont pas
été fournis.