Comme pour les Napeae antiques, qui les voit devient fou et meurt le
plus souvent. Sinon il reste muet ou paralysé. Ceux même qui sont
parvenus à les mettre en fuite gardent longtemps l'esprit égaré et le
corps malade et ne se rétablissent que malaisément.[83] Cependant on
peut se préserver de ce danger en portant des grigris spéciaux, donnés
généralement par les guinné eux-mêmes. (Voir Le fils adoptif du
guinnârou). L'homme assez brave pour rester calme à leur aspect a des
chances de se tirer indemne du mauvais pas. (Les maîtres de la nuit, Le
cabri, etc.).
[Note 83: Voir Guinnârou de Fonfoya, Spahi et guinné. Le chasseur de
Ouallalane, etc.]
_Moeurs et habitudes des Guinné_.--Les guinné proprement dits habitent
parfois des villages bâtis à la façon de ceux des hommes. Ces villages
restent invisibles pour quiconque ne possède pas de talisman particulier
tel par exemple que la bague du mari d'Anta la guinné[84]. Il y a même de
ces villages au fond de l'eau pour les guilo-guina et les faro[85].
Une faro habite entre Ségou et Mopti sur le Niger une île qu'on nomme
Faroti. Si cette faro est irritée, les innombrables oiseaux qui sont sur
la grève restent silencieux. S'ils jacassent bruyamment c'est un signe
que la faro n'est point en colère et que l'on peut passer sans péril.
[Note 84: Hist de Mamadou et d'Anta la guinné.]
[Foonote 85: Voir La guiloguina. Les présents des faro. La femme
enceinte.]
Les guinné sont cependant plutôt d'humeur solitaire et habitent de
préférence certains arbres, les plus majestueux de la brousse. Ceci
semble confirmer mon hypothèse que ce sont d'anciens dieux inférieurs
comme le furent par exemple les dryades et les sylvains. Leurs demeures
végétales de prédilection sont les baobabs, les fromagers, les
cailcédrat, les tâli et les siengueu. Ceux qui sont moins farouchement
individualistes habitent, à deux ou trois, des bosquets dans un
isolement moins absolu.
D'autres sont encore plus éclectiques en fait d'habitation. Ils élisent
domicile dans des termitières (v. Le chiffon magique--La femme de
l'ogre) ou encore dans des terriers.
Le guinné possède au plus haut point l'instinct de propriété. Il n'aime
pas qu'on viole son domicile, qu'on fasse un lougan sur son terrain (Le
chien de Dyinamissa,--Les coups de main du guinnârou), qu'on vienne
chercher du bois dans ses futaies (Le feu des guina). Il se venge
cruellement de toute atteinte portée à ses droits. Parfois même il fait
payer à l'espèce humaine sans discernement le tort qu'un homme lui aura
fait subir (v. Le diable jaloux). Il y a chez les guinné comme chez
les humains, pour ceux du moins qui vivent en société, une hiérarchie
constituée. Ils ont des chefs de village (v. La gourde), des rois et
même des reines (v. La sage-femme de Dakar,--Hammat et Mandiaye). Il
n'existe pas de loi salique chez les guinné.
Les guinné ont des troupeaux à eux (voir à ce sujet le conte de
Soutadounou--Les ancêtres des Bozo, etc.). Cultivent-ils des lougans?
Eux qui sont doués du pouvoir de procurer aux hommes tant de choses
par une simple manifestation de leur volonté ne doivent pas se donner
beaucoup de peine pour faire produire la terre. Cependant la logique
n'est pas l'inspiratrice exclusive des faiseurs de contes. Aussi ne
peut-on conclure par déduction qu'ils ne cultivent pas de lougans. Et en
effet nous voyons dans «Les tomates de la pori» que celle-ci en cultive
un. Les guinné d'ailleurs se nourrissent volontiers de végétaux et si,
l'on en croit le conte kouranko de Nancy Mâra, ne les mangent qu'à
condition qu'ils n'aient pas subi de cuisson.
Il y a des guinné marabouts et même «ouâliou» mais, ceux-là me font
l'effet d'être déjà démarqués par l'Islam envahissant (le conte
d'Ibrahima et des hafritt est plutôt arabe que ouolof). C'est d'ailleurs
chez les Ouolof que j'ai trouvé presque exclusivement ce type de guinné.
Le véritable guinné ne saurait avoir de religion que celle de soi-même
s'il est, comme je le pense, un des vestiges d'une ancienne religion
panthéiste. Il dut y avoir, dès l'origine, de bons et de méchants guinné
comme il est des forces naturelles favorables et de néfastes. C'est
cette bonté ou cette méchanceté que le musulman traduira par croyance ou
mécréance, mais il y a là une interprétation inexacte de la conception
initiale.
_Intelligence._--Le guinné devine la pensée. Il dit presque
invariablement à qui il rencontre: «Je sais ce que tu as dans le
coeur.--Je sais ce que tu veux».
_Caractère._--Comme tous les êtres animés et conscients, le guinné est
tantôt bon, tantôt méchant et même l'un et l'autre en même temps et
selon les circonstances. Quelquefois, sa malfaisance se restreint à des
farces dangereuses. C'est ainsi qu'il s'amuse à épouvanter ceux qui
s'aventurent dans son domaine d'obscurité car la nuit appartient au
guinné et il interdit l'ombre comme d'autres interdisent l'espace. Ses
apparitions terrifiantes semblent surtout avoir pour but d'éprouver
le courage des voyageurs (v. Le guinné altéré.--Les maîtres de la
nuit.--S.-G. Diêgui, etc.). Le courage le désarme et le rend impuissant.
Il n'est pas que le courage pour se sauver de lui. De bons grigris sont
efficaces, soit pour l'écarter, soit pour guérir les effets fâcheux
produits par sa vue. Ces grigris peuvent être des mots du Koran comme
dans le chasseur de Ouallalane. Quant aux simagrées des médecins
toubabs, elles restent de nul effet (v. Le spahi et la guinné _in
fine_).
Pour la faro, il y a des précautions particulières à prendre, notamment
quand on passe à proximité de l'île appelée Faroti entre Mopti et Ségou.
Il est nécessaire, si l'on a parmi les provisions des douceurs (lait ou
miel), d'en verser un peu dans le fleuve en offrande à la faro; faute de
le faire on courrait le risque d'être englouti.
Le conte du Laptot giflé indique encore un moyen de se préserver des
maléfices du guinné lorsque l'on vient à quitter sa maîtresse tard dans
la nuit. Il faut que celle-ci attache son pagne de la main gauche et
reste assise jusqu'à ce que l'amant soit rentré chez lui.
Ils n'aiment pas les abeilles; aussi n'habitent-ils pas les arbres où se
trouvent des ruches (v. Le miel aux tytyirga).
Les chevaux aussi protègent leurs cavaliers contre les guinné (v. à
ce sujet le conte de Service de Nuit).--Enfin il est à noter que la
présence d'un chien noir épouvante aussi les êtres de la nuit (v. à ce
sujet Les nyama et le cultivateur--Le canari merveilleux et Le chien
de Dyinamissa). Je renvoie le lecteur à la note détaillée qui suit ce
conte.
On peut aussi deviner leur véritable nature à leur façon de parler
(le guinné aime à parodier l'accent de ses interlocuteurs) et à leur
prononciation nasale. (Voir la fille d'Aoua Gaye).
Certains guinné protègent la faiblesse persécutée: les orphelines
tourmentées par leurs marâtres, les frères victimes de mauvais frères,
les sinamousso dont les autres co-épouses cherchent la perte, etc.
D'autres au contraire ont un secret penchant pour les gens malhonnêtes
et les aident de tout leur pouvoir (v. NMolo, MBaye Poullo, etc., etc.).
Quelquefois, ils font payer assez cher leurs services. Ainsi, dans Le
pardon du guinnârou, le guinné veut la vie de la soeur de son protégé en
échange de l'aide donnée.
Ils sont vindicatifs (v. Le guinné du tâli et L'implacable créancier)
et parfois même gratuitement féroces comme le guinnârou de Fonfoya.
Cependant ils ont l'orgueil de leur race et opposent volontiers, en
paroles sinon en actions, leur loyauté à la félonie de la race des
hommes (v. Mamadou et Anta la guinné).
Quelques guinné ont aussi des habitudes d'anthropophagie qui les
apparentent aux ogres de la légende indo-européenne. (V. La femme de
l'ogre--Le boa marié[86]--Ntyi vainqueur du boa--Khadidia l'avisée--Les
ailes dérobées etc.). Les faro rongent certaines parties du corps des
gens qu'elles ont entraînés au fond de l'eau. Ainsi, il y a quelques
années, un père blanc s'étant noyé avant d'arriver à Ségou, on l'a
retrouvé avec le nombril et la cloison du nez entièrement rongés; ce
sont les morceaux de prédilection de la faro.
[Note 86: Cf. Nantêné et le boa (Barot, _op. cit._).]
Les ouokolo (ou nyama) bambara sont plutôt farceurs que réellement
malfaisants[87]; en général, ils semblent avoir un faible pour les
tomates et ne les demandent pas au travail de la terre mais à leurs
talents de filous. Ils dérobent aussi volontiers le couscouss dans les
cases. On les corrige de cette mauvaise habitude en pimentant fortement
ce mets. Quand ils se sont bien brûlé le palais, ils n'y reviennent
plus.
[Note 87: C'est à eux cependant qu'on attribue des boursouflures qui
(paraît-il) se produisent sur le corps des noirs qui ont pris la
fièvre à trop travailler. (Cette maladie doit être rarissime chez les
indigènes). On traite cette éruption par une infusion des feuilles de
l'arbuste appelée de leur nom nyama fora (feuille à saveur acide dont
on se sert pour la préparation de la bouillie gourmantié et aussi pour
coaguler le caoutchouc).]
Les nains sont en général peu serviables. Voir cependant le conte de
L'hermaphrodite.
Quant à leur intelligence, elle passe pour très bornée. Aussi leur nom
est-il souvent adressé comme injure collective à la caste des griots.
Ils ont pour fétiche le Komo: fétiche des Bambara.
Le konkoma malinké est malfaisant gratuitement si l'on en croit le conte
de ce nom, le seul que j'aie recueilli sur lui.
Le gottéré peuhl aime à provoquer à la lutte ceux qu'il rencontre. Le
vaincu est voué à la mort. Si c'est le nain qui a le dessous, il offre
de se racheter avec de l'or[88]. Il est prudent, au cas où on le reçoit
à rançon, de lui faire à la main une incision pour lui rappeler sa
promesse. Si on néglige cette précaution, il revient peu après tuer par
surprise son trop confiant créancier.
Ceci est à rapprocher de ce que l'on dit du ouokolo. Si vous le frappez,
il vous demande de lui donner un second coup. Ce serait une grave faute
que d'accéder à sa demande. Un coup unique est mortel pour le Ouokolo.
Le deuxième coup serait mortel à celui qui le porterait[89].
[Note 88: Cf. les korrigans bretons.]
[Note 89: Contes inédits des 1001 Nuits (De Hammer Tome II, p. 169,
Hist. de Seïfol Molouk et de Bediol-Djemal) le génie qui supplie Saïd
qui l'a frappé de lui donner un 2e coup et qui meurt du refus de Saïd
de lui donner satisfaction alors qu'un 2e coup l'eut guéri de sa Ire
blessure.]
Allah, d'après les musulmans, ne reste pas toujours impassible en
présence des méfaits de certains guinné trop malfaisants. Le châtiment
d'un guinné par le pivert alors qu'il prépare la ruine d'un village.
(Conte du NGortann) en est la preuve.
Les guinné s'unissent assez volontiers à la race des hommes, les guinné
mâles principalement car il semble ressortir du conte d'Anta que les
femmes guinné s'y prêtent moins facilement. Comme exemple de ces
dernières unions, je citerai les contes de Mamadou et d'Anta la
guinné,--La guiloguina, La tâloguina,--La mounou de la Falémé,--Kelimabé
et Moussa Nyamé (Contes des Gow. D.-Y.) Le cas le plus fréquent est
celui où c'est une femme de race humaine qui épouse un guinné (Nancy
Mâra--Kahué l'omniscient--Moussa Nyamé[90]--La femme de l'ogre--Le mari
de Nantêné--Le cheval noir--Goloksalah et Penda Balou[91]).
[Note 90: Contes des Gow (D.-Y).]
[Note 91: Bérenger-Féraud.]
Les enfants nés de ces unions tiennent en général du guinné plus que de
la race humaine. Ils se sentent plus à l'aise parmi les guinné. Ainsi,
dans le conte de La femme de l'ogre, le fils du guinné soustrait sa mère
à l'appétit paternel mais, après l'avoir menée hors d'atteinte, il
s'en retourne près des siens. En général ces métis sont des sortes de
surhommes: des sages comme Kahué l'omniscient, des héros comme Moussa
Nyamé. Kahué jouit d'une jeunesse prolongée au delà des limites
normales.
Ces unions ne sont pas heureuses et finissent de façon fâcheuse; aussi
se contractent-elles généralement grâce à l'insincérité du prétendant
qui dissimule sa véritable nature avant et même, dans la plupart des
cas, après le mariage.
Les guinné adoptent volontiers des enfants de race humaine et les
enlèvent à leurs parents dans cette intention. Ils les instruisent, leur
donnent certains pouvoirs de divination ou de prestidigitation[92]. Ils
en font surtout des médecins capables de guérir les maladies et au
besoin de les provoquer. Voir à ce sujet: Le kitâdo vengé--Les jumeaux
de la pauvresse--Le fils adoptif du guinnârou,--L'orpheline et son
frère,--Déro,--Les talibés rivaux, etc., etc.
[Note 92: Samako Niembelé m'a rapporté le fait suivant: «Il y a à
Kayes un nommé Diéna Moussa qui passe pour avoir été élevé par les faro.
Un jour il m'a dit: «Samba donne-moi des kolas!--Je n'en ai pas, ai-je
répondu--Mets des cailloux dans ta chéchia» Je l'ai fait et après
quelques tours de passe-passe il me l'a rendue pleine de kolas. On dit
que la faro lui a donné tous les grigris qu'il a».]
Par contre, les guinné se débarrassent fréquemment de leurs enfants mal
venus en les substituant à des enfants d'hommes. Les Peuhl appellent ces
enfants des batitâdo. Cette croyance était celle des anciens Bretons
et des Allemands[93]. Le conte d'Ondine est inspiré par cette idée,
puisqu'il s'agit de faire acquérir, par la petite créature des éléments,
l'âme immortelle dont elle est dépourvue. Quand il arrive à des
indigènes d'avoir des enfants retardés dans leur développement et qu'ils
soupçonnent d'être fils de guinné, ils peuvent obliger leurs parents à
les reprendre en les exposant dans de certaines conditions et en les
adjurant de retourner avec ceux de leur race. Le procédé breton et
alllemand consiste à les obliger à parler de façon à se trahir par
le timbre grêle de leurs voix puis à les fouetter jusqu'à ce que les
korrigans ou Wichtelmoenner, leurs parents, accourent les reprendre[94].
[Note 93: Voir Grimm et La Villemarqué: Barsaz-Brez.]
[Note 94: Voir Die Wichlelmoenner et l'Enfant supposé
(Barsaz-Breiz).]
La durée de la vie des guinné n'est pas indéfinie, leur existence est
longue et leur croissance lente et dès qu'ils ont atteint un âge avancé
ils meurent pour recommencer à vivre.
Quant aux konkoma ce sont, dit la tradition, des porcs épics qui
renaissent dans les mêmes conditions.
Outre les génies de différentes sortes que nous venons de passer en
revue et les hommes de toutes professions, y compris celles de voleur,
de griot, d'apiculteur et d'éleveur de poules, les personnages ci-après
jouent leur rôle dans les contes: goules, vampires, sorciers et
contre-sorciers, végétaux, minéraux, objets divers et abstractions
variées: la faim, la mort, le mensonge et la vérité, etc, etc.
Après avoir examiné rapidement ces divers personnages, j'étudierai
aussi brièvement que possible les talismans, remèdes merveilleux,
armes magiques et tous objets qui, sans être, à proprement parler, des
talismans, présenteront un caractère surnaturel.
Goules: Ybilis déterreur et mangeur de cadavres est une véritable goule
(V. Flûte d'Ybilis).
Vampires: Dans le conte peuhl: «Les mots magiques» il est parlé d'une
soukoun âdio». Cette soukounâdio est le vampire suceur de sang. V. aussi
La mangeuse de ses clients (conte kâdo) et Le vampire.
Sorciers: Les sorciers jouent dans les contes un rôle assez fréquent.
V. la tâloguina,--La sorcière punie,--Le chien-sorcier[95],--L'almamy
caïman,--Le chat guinné de Saint-Louis (Ce dernier est plutôt une sorte
de loup-garou comme le sont les sorciers dont parle Samba Atta Dabo dans
L'ensorcelée de Thiévaly), les caïmans du Milo (Fadôro) etc. Contre
cette engeance malfaisante il y a un remède. Lorsqu'ils se sont
dépouillés de leur peau pour aller rôder dans la nuit sous une autre
forme que leur forme naturelle, il faut saupoudrer la face interne de
cette peau soit avec du sel soit avec du piment. Les sorciers sont
alors à votre merci[96].
[Note 95: Contes des Gow. L'hyène de Djenné (D-Y. _op. cit._).]
[Note 96: V. Contes de Fadôro et du Vampire.]
Il existe d'ailleurs des exorcistes ou conjureurs des sorciers: les
bourhama (en ouolof) qui les obligent par leurs conjurations à réparer
le mal causé. Ces exorcistes sont doués d'un pouvoir plus ou moins
fort C'est sous la dictée de l'un d'eux qui se targue d'une puissance
supérieure à celle de ses confrères, que j'ai transcrit le conte
intitulé L'ensorcelée de Thiévaly. Chez les musulmans, ce rôle est tenu
le plus souvent par les marabouts, chez les fétichistes bambara par les
nama, chez les gourmantié, par les niogoudâno. Ces derniers combattent
par des fumigations le mauvais sort jeté.
On trouvera dans Bérenger-Féraud (_Op._ _cit._) quelques indications
relatives à la croyance aux sorciers dans la Sénégambie.--Chez les
Sénofo et les Bobo comme chez les Kissiens et les Kouranko, dès qu'une
mort subite fait soupçonner le maléfice d'un sorcier, on procède à des
épreuves destinées à révéler le nom de celui-ci. Le conte du Cheval
de nuit documentera le lecteur sur ce point. Il y est procédé à un
véritable interrogatoire du cadavre.
On peut rapprocher de la croyance aux sorciers la foi en l'efficacité
néfaste du mauvais oeil. Voir le Kitâdo vengé,--La chèvre au mauvais
oeil, etc., etc. Les possesseurs du mauvais oeil sont d'ailleurs
considérés comme des jettatori conscients, ce qui n'est pas toujours le
cas, en Italie par exemple. La croyance au «cattio occhio» est générale
en Orient et notamment en Turquie. Pline et Virgile en parlent ainsi que
Théocrite. (V. Contes inédits des 1001 nuits, _op. cit._ Notes du Tome
II p. 323).
Comme végétaux figurant dans les contes il y a lieu de citer le riz (V.
Le choix d'un d'un damel.)