D. Avez-vous vu quoiqu'un?

R. Non. Quand je me suis retourné, je n'ai vu personne, c'est un

peu sombre, mais j'ai bien senti le coup de poing sur le derrière

de la tête: ça m'a fait baisser. C'est terrible d'être comme cela!

À partir de ce moment, L... entre dans une phase d'excitation

violente, il se frappe la tête en disant: «Il y a des moments où je

n'ai plus ma tête à moi.» Il pleure; il n'exprime pas de regrets,

cependant, au sujet du meurtre qu'il a commis; au contraire, au

souvenir des injures qu'il est convaincu qu'on lui a faites, de sa

haine contre M..., il en arrive à un état d'extrême agitation, que

nous avons beaucoup de peine à calmer, et qui nous inspire de

telles craintes que L... ne se livre soit contre lui-même à quelque

acte de désespoir, soit contre ses codétenus à des violences, qu'un

mot, une plaisanterie auraient pu provoquer, que nous nous rendons

auprès du directeur de la prison pour le prévenir de l'état dans

lequel nous laissons L..., et pour lui recommander de redoubler de

surveillance.

Dans toutes nos visites, nous avons toujours insisté près de L...

pour savoir quels étaient au juste ses griefs contre M...; nous

croyons devoir reproduire encore quelques-unes de ses réponses sur

ce sujet.

D. Pendant que vous étiez l'associé de M..., avez-vous eu avec lui

des discussions un peu vives?

R. Je n'ai pas eu un mot avec lui pendant onze ans, nous étions

très-bien ensemble.

Des homicides commis par les aliénés · 第 35 / 42 题