R. Ce n'était pas difficile; en chaire c'était de moi qu'on
parlait.
D. Est-ce que vous avez entendu le prédicateur vous désigner par
votre nom?
R. Non; quand il parlait de moi, il le mettait au masculin, ainsi
il disait les mots: forçat, galérien, en me montrant, et un jour il
me dit entre les dents: «Vous en avez assez.» Il y a eu un
missionnaire, l'abbé M..., qui est venu prêcher à Montmartre; c'est
le premier sermon où l'on s'est occupé de moi. Il a parlé de «l'or
de Carthage», c'était pour moi qu'il disait cela, et comme une
autre fois le curé, dans un sermon, a dit: «Qu'on se trompait, si
l'on croyait que ceux qui volaient se corrigeaient tout à coup,
qu'il leur fallait longtemps pour se corriger,» j'ai cru que
c'était lui qui avait divulgué ma cause et qui avait dit à l'abbé
M... de faire son sermon sur moi.