XVIII. Quel vent délicieux!

Bientôt ils étaient arrivés à l'école. Jean entra et Rose retourna

à la maison. Heureusement il ne pleuvait plus. Rose ferma donc son

parapluie. Mais il faisait toujours du vent.

A l'école, tout était tranquille. Le vent ne pouvait pas y entrer.

Pourtant, chaque fois que la porte s'ouvrait, le méchant vent essayait

d'entrer. Alors il soulevait les capuchons et les manteaux suspendus

dans le vestibule de l'école. Et quand il pouvait entrer en classe, il

retournait même les feuilles des livres. Alors, on lui fermait vite la

porte au nez. L'école était pour les enfants. Monsieur le vent devait

rester dehors. C'était là sa place. Là, il pouvait jouer, chasser

et taquiner autant qu'il le voulait. Et c'est ce qu'il faisait! Il

soufflait dans les rues et par dessus les toits. Et il soufflait

aussi dans les arbres qui étaient dans le jardin de l'école. Il les

attrapait et les secouait et alors la cime penchait à droite et à

gauche, les branches craquaient et les pauvres feuilles mortes,

arrachées des branches, s'envolaient partout. Elles ne savaient pas

où aller, les feuilles et, dans leur frayeur, elles entraient en

classe par la fenêtre ouverte. Alors les enfants éclataient de rire et

levaient leurs petites mains pour les attraper au vol.

Il était vraiment bien amusant, le vent!

Entre Nous: Lectures françaises à l'usage des écoles primaires - I · 第 29 / 102 题