LE PRINCE DE TALLEYRAND A LA PRINCESSE DE VAUDÉMONT[410].

[410] Voir page 446.

«1er mai au soir 1832.

»Les ratifications sont arrivées, elles sont conditionnelles; mais

j'arrangerai cela, et je les rendrai simples par les déclarations que

j'obtiendrai des Russes: du reste ne parlez pas de cela à personne du

tout, parce que les ordres que je pourrais recevoir de quelque nature

et de quelque personne qu'elles fussent, me gêneraient et je veux

avoir fini vendredi. Mais pour cela il faut qu'on ne m'écrive pas;

ainsi parfait et complet silence. L'espoir de vous voir le mois

prochain me donne tous les moyens de ma jeunesse et de mon expérience

pour les affaires dont je suis chargé et à la fin desquelles je veux

arriver bien. Adieu je me tue peut-être, mais le réussirai. Je

voudrais que tous les employés du gouvernement en fissent autant pour

assurer la paix.

»Adieu chère amie.»

Mémoires du prince de Talleyrand, Volume 4 · 第 206 / 211 题