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(1) "Mettez donc dessus", pour "mettez donc votre chapeau". Locution
elliptique qui n'est plus d'usage, et dont nous avons déjà vu un
exemple dans l'"École des femmes", acte III, scène IV.
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(2) Donner un "cadeau" signifiait autrefois "donner un repas". Le
P. Bouhours fait venir ce mot de "cadendo", parce que, dit-il, les
buveurs chancellent et tombent et que c'est ordinairement comme
finissent les "cadeaux".
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(3) Tous les passages placés entre deux crochets ne se trouvent que
dans l'édition de 1682.
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(4) Pancrace rassemble ici en une seule phrase deux expressions
proverbiales qu'Érasme a recueillies dans ses "Adages", l'une de
Térence, "tota errare via" ; l'autre de Macrobe, "toto coelo errare",
et qui toutes deux veulent dire, donner dans la plus grande des
erreurs, être à mille lieues de la vérité. Rabelais a traduit
littéralement "toto coelo errare" : "Qui aultrement la nomme erre par
tout le ciel". (A.)
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(5) Des poings, des pieds, des ongles et du bec.
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(6) Cet appel à la sévérité des magistrats fait allusion aux efforts
sérieux de l'Université pour obtenir la confirmation de l'arrêt de 1624,
lequel condamnait au banissement les nommés Villon, Bitault et de Claves,
pour avoir pensé autrement qu'Aristote.
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(7) "Fieffé", vient de "Fief". Il se dit de ceux qui ont quelques vices.
Dans ce sens, il signifie "achevé", comme qui dirait un homme à qui
il ne manque rien d'un tel vice ; de la même façon qu'il ne manque rien
pour posséder un fief à celui qui l'a reçu de son seigneur. (Caseneuve.)
-- Les précieuses prenaient ce mot en bonne part, et disaient d'un amant
bien accueilli des dames, que c'était "un galant fieffé".
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(8) Le vide existe dans le nature.
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(9) C'est-à-dire, si elle a pour objet la "perception", le "jugement",
et le "raisonnement", ou ce dernier seulement.
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(10) Les catégories étaient un moyen de classer toutes les pensées
de l'entendement humain. Aristote en comptait dix.
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(11) Il s'agit de savoir "si l'essence d'un bien se trouve dans ce
qu'on désire ou dans ce qui convient."
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(12) Cette question est aussi inintelligible que les précédentes sont
ridicules. En recueillant toutes ces subtilités scolastiques, Molière
voulait se moquer du faux savoir, et devenait le vengeur du bon goût,
après l'avoir été du bon sens.
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(13) "L'indice et le miroir de l'âme". C'est ce que Pancrace traduit
encore par les mots de "truchement" et d'"image". (A.)
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(14) "Arcanes", mot latin francisé ; il signifie secret mystérieux.
Plus bas, "ratiociner", pour "raisonner", terme de logique qui n'a
jamais été en usage que dans les écoles.
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(15) Point d"ambages", c'est-à-dire, point d'embarras de paroles.
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(16) La jurisprudence se composait de deux corps de droit, l'ecclésiastique
et le civil. "In utroque jure" veut dire, dans l'un et l'autre droit. Un
docteur "In utroque jure" était donc celui qui professait le droit civil
et le droit canon.
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(17) Par tous les cas et les modes imaginables.
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(18) Art d'interpréter les songes.
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(19) Mesure de la terre.
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(20) "Spéculoire" et "spéculatoire". -- La "spéculatoire" est l'art
d'interpréter les éclairs, le tonnerre, les comètes, et autres
météores ou phénomènes semblables. La "spéculoire" est la partie de
l'art divinatoire qui consiste à faire voir dans un miroir les
personnes ou les choses que l'on désire connaître. (A.)
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(21) Art de conjecturer le sort d'une personne par l'inspection des
traits de son visage. Cardan a fait un volume in-folio fort curieux
sur cette science chimérique.
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(22) "Chiromancie", divination par l'inspection des lignes de la main.
-- "Géomancie", art de deviner, soit par des lignes qu'on trace au
hasard sur la terre, soit par les fentes naturelles qu'on remarque à
sa surface. (A.)
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(23) C'est à dire une pièce "à la croix", par allusion à la croix
représentée sur certaine pièce de monnaie.
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