AU ROY.

Sire, despuys la déclaration que Vostre Majesté m'a commandé de fère à

la Royne d'Angleterre touchant la Royne d'Escoce et son royaulme, je

n'ay cessé de la presser bien fort qu'elle y vollût prendre ung

présent expédiant, et voyant que desjà je l'y trouvois ung peu

disposée, j'ay instantment sollicité les amys de ne laysser réfroydir

la matière; lesquels ont tant faict que, nonobstant l'audacieuse

opposition des adversayres, dont les ungs ne se sont peu tenir d'user

de parolles insolentes, et les aultres se sont expressément absentez

pour y cuyder mettre du retardement, le conseil a esté tenu là dessus;

auquel, entre aultres choses, j'entendz qu'il a esté résolu, par

l'opinion de la dicte Dame, plus que par celle de nul des siens, qu'il

falloit en toutes sortes éviter d'avoir la guerre avec Vostre Majesté;

et qu'ayant bien cogneu par mes propos qu'indubitablement l'on y

viendroit, et que mesmes les Françoys seroient bientost en Escoce, si

son armée passoit plus avant en pays, et s'il n'estoit bientost prins

quelque expédiant sur les affères de la Royne d'Escoce, qu'elle

vouloit que, tout présentement, l'on y advisât.

Sur quoy, ceulx qui nous sont contraires n'ont failly de luy

remonstrer que, pour estre le propos de la paix de vostre royaulme

plus près d'estre rompu que conclud, vous n'aviez garde d'envoyer

meintennant en Escoce les gens qui feroient bien besoing à vostre

propre défance; et que, si vous entrepreniez d'y en envoyer, ainsi que

je le donnois entendre, qu'il failloit qu'elle fît sortir ses navyres,

qui sont toutz pretz, en mer, pour vous empescher, et qu'ilz ne voyent

qu'il y eust encores nulle occasion qui la deubt divertyr de la

première dellibération.

Les amys, au contraire, prenans fondement sur ce qu'il falloit évitter

d'avoir la guerre avec Vostre Majesté, ont asseuré, par la

cognoissance qu'ilz ont des choses de France, que les Françoys ne

fauldroient d'entrer en Escoce, si vous entendiez, Sire, que les

Anglois y prinsent pied; et que, de jetter leurs navyres dehors, il

fauldroit, s'ilz rencontroient la flotte françoyse, qu'ilz la

combatissent, et que la guerre se commenceroit trop plus ouvertement

en ceste sorte contre la France, que quant les Françoys seroient

descendu en Escoce, lesquelz ne seroient lors prins que pour

auxiliaires: mais que le meilleur estoit qu'elle commençât de tretter

avec l'évesque de Roz et avec moy de quelque bon accommodement là

dessus.

Laquelle opinion ayant prévalu, l'évesque de Roz a esté, le deuxiesme

jour après, appellé, avec lequel ceulx de ce conseil ont entamé les

choses que je vous ay escriptes le XXIIe de ce moys; et despuys, sa

liberté luy a esté ottroyée: bien que la dicte Dame ne luy a encores

permiz de parler à elle. Et par mesme moyen elle avoit advisé que je

serois mandé, mais les adversaires l'en divertirent, sur quelque

poinct de réputation, qu'ilz lui représentoient, qu'il valloit mieux

attandre l'ocasion que je y vinse de moy mesmes; et luy célébrèrent

cependant bien fort la ropture de la paix, et mesmes firent que, sur

la confirmation de ce que Mr Norrys en avoit escript, Mr le cardinal

de Chatillon fut convyé en court, qui disna avec la dicte Dame; mais

le lendemain je vins devers elle, et ne volluz, pour aulcuns respectz,

lui monstrer les articles que Vostre Majesté m'avoit envoyez des

dernières offres faictes aulx depputez, mais pour luy oster l'opinion

que le propos de la dicte paix fût rompu, et pour remédier les choses

qui pressoient en Escoce, je luy diz que, vous ayant la Royne de

Navarre et les Princes, ses filz et nepveu, faict fère des

supplications et requestes plus amples que ne portoient les premiers

articles que leur aviez accordez, et ayant Vostre Majesté miz en

considération les infinys maulx que vostre royaulme, despuys dix ans,

a quasi continuellement souffertz par les horribles guerres, que ces

troubles ont produicts; que, pour obvier à plus grandz inconvénians,

vous aviez bien vollu condescendre à la pluspart de leurs dictes

requestes, et me commandiez de luy dire que vous vous estiez de tant

plus eslargy envers eulx, que vous vouliez qu'il aparust au monde, et

nomméement à la dicte Dame, comme aussi Dieu vous estoit tesmoing, que

vous n'aviez nulle chose plus à cueur que de réunyr toutz voz subjectz

en bonne amytié, et esgallement trestoutz les conserver; et qu'en ce

que leur aviez ottroyé de nouveau y avoit tant de quoy se contanter

pour l'exercisse de leur religion, pour l'accommodement de leurs

affères, et pour la seureté de leurs personnes, sans aparance aulcune

de deffiance à jamais, que vous ne pensiez qu'ilz se peussent tant

oublyer qu'aussitost que messieurs de Biron et de Malassize le leur

auront faict entendre, qu'ilz ne l'acceptent; qui sont deux de vostre

conseil que Vostre Majesté a renvoyé devers eulx pour en sçavoir la

résolution; et que faisant, de rechef, ung bien exprès office de

mercyement envers elle pour la bonne affection qu'elle a monstré avoir

à la paciffication de vostre royaulme, je la requisse, de vostre part,

de deux choses, lesquelles elle estoit tenue de vous accorder: la

première, que, si par ces grandes et plus que raysonnables offres, il

advenoyt qu'il ne fût besoing que Vostre Majesté lui donnast la peyne

de se travailler à les leur fère recepvoir, ains que d'eulx mesmes ilz

se disposent d'humblement les accepter, qu'il luy playse néantmoins

vous garder bien entière ceste sienne bonne vollonté, laquelle, ou

soit que vous ayez la paix, ou qu'il vous faille continuer la guerre,

vous l'estimerez très utille, ainsy que l'avez toutjour estimée très

honnorable pour vous; la seconde, que, s'ilz estoient si obstinez

qu'ilz ne s'en vollussent aulcunement contanter, ains vollussent

persévérer en leur viollente entreprinse, qu'elle veuille ainsy juger

d'eulx comme de gens qui aspirent, et néantmoins sont bien loing

d'abattre l'authorité de leur Roy et prince naturel; et qu'elle les

veuille tout aussitost déclairer non seulement indignes de sa faveur

et protection, mais très dignes qu'ilz soyent poursuyviz et réprimez

par les justes armes et d'elle et de toutz les honnorables princes qui

vivent aujourd'huy au monde.

La dicte Dame, d'ung visaige fort joyeulx et contant, après plusieurs

mercyemens de la privée communication, que luy faisiez de voz affères,

m'a dict que les choses, à ce qu'elle voyoit, estoient en meilleurs

termes qu'on ne le luy avoit dict, et qu'elle desiroit toutjour que la

fin s'en ensuyvyst sellon le bien et repos de vostre royaulme; et

qu'elle pensoit bien qu'il pouvoit y avoir des considérations que,

possible, Vostre Majesté estimoit toucher et à sa réputation, et au

debvoir de ses subjectz, qu'ilz acceptassent d'eulx mesmes vos offres,

sans y estre induictz par la persuasion de nul autre prince, ce

qu'elle sera très ayse qu'il puisse ainsy advenir; mais si,

d'advanture, il y intervient aulcune difficulté, qu'elle vous

réservera toutjour ceste vollonté et affection qu'elle vous a offerte

pour s'y employer à toutes les heures, que vous cognoistrez qu'il en

sera besoing, avec aultant de désir de vous y conserver les

avantaiges, qui vous sont deuz, comme si elle avoit l'honneur que vous

fussiez son propre filz.

Sur lequel propos je l'ay layssée assés discourir, et estant peu à peu

venue d'elle mesmes à parler de la bonne affection que vous monstrez

luy porter, j'ay suyvy à luy dire que c'est ce qui vous faisoit plus

de mal au cueur, qu'estant vostre dellibération de persévérer

constantment en son amytié, vous ne pouviez toutesfoys estre jamais

bien ouy d'elle sur les affères de la Royne d'Escoce, et que vous

vouliez bien dire que c'estoit, par grand force et à vostre très grand

regrect, que vous estiez contrainct d'avoir là dessus différant avec

elle, et que vous estiez hors de toute coulpe de l'altération qui en

pourroit venir entre vous, et des maulx qui s'en pourroient ensuyvre

au monde; qu'ayant Vostre Majesté, despuys l'aultre foys que j'avois

parlé à la dicte Dame, entendu ce qui avoit succédé en Escoce, vous me

commandiez de luy dire que, désormais, vous aviez, de vostre part,

satisfaict à toutz les debvoirs et paysibles offices, en quoy vous

pouviez estre obligé envers son amytié; d'avoir premièrement exorté la

Royne d'Escoce de luy donner tout le contantement d'elle et toute la

satisfaction sur ses affères, et luy réparer, à son pouvoir, toutes

les affères qu'elle luy pourroit redemander; et puys à elle, de

vouloir condescendre à telles raysonnables condicions envers la dicte

Dame, pour sa liberté et restitution, comme elle mesmes pourroit juger

estre honorables, advantaigeuses et bien seures pour elle et pour sa

couronne, non toutesfoys esloignées de l'honnesteté et modération qui

doibt estre gardée entre telles princesses, avec offre que vous les

feriez accomplyr; dont estimiez que, non seulement il vous estoit

meintennant faict tort d'estre rejetté et reffuzé là dessus, mais

encores grand injure, de ce que, sans respect de voz offres et

remonstrances, elle avoit commencé de procéder par la force, de fère

le gast, de brusler, de raser les maysons des gentishommes et usé de

toutes voyes d'hostillité dans l'Escoce; que pourtant, oultre ce que

je luy avois dict, par voz lettres du XIIe d'avril, je n'obliasse

rien de ce que je verroys par voz présentes, du IIIIe de may, estre

de vostre intention de prier et exorter la dicte Dame qu'au nom de

vostre commune amytié, et de la paix, alliance et confédération

d'entre Voz Majestez et vos couronnes, elle vollust retirer ses forces

hors du dict pays et n'en y plus envoyer; et que je vous résolusse

promptement de ce qu'en aurez à espérer, et en quelle vollonté je

pouvois cognoistre qu'elle estoit meintennant envers la liberté et

restitution de la Royne d'Escoce, parce que, allantz ses affères de

mal en piz, vous commandez de cognoistre qu'il vous falloit désormais

prendre les dilays, dont l'on luy usoit, pour manifestes reffuz; et

que vous me tanciez bien fort de quoy je vous avois longuement

entretenu sur les bonnes parolles de la dicte Dame; et qu'en lieu de

la modération que je vous avois promiz d'elle envers la Royne

d'Escoce, vous voyez qu'il n'avoit succédé qu'ung grand commancement

de guerre; que meintennant elle me mettoit encores en une plus grand

peyne commant vous pouvoir satisfaire sur ce que, de nouveau, j'avois

entendu qu'elle avoit envoyé deux mille harquebouziers au comte de

Morthon jusques à Lislebourg; en quoy je la prioys de considérer que,

puysqu'elle avoit ainsy baillé son secours aulx ennemys de la Royne

d'Escoce, avec lesquelz elle n'a nulle confédération, que vous

estimeriez vous estre beaucoup plus loysible de bailler le vostre aulx

amys de la dicte Dame, laquelle vous estoit très estroictement alyée;

et que je ne sçavois si desjà il y avoit des compaignies embarquées,

et que pourtant je luy voulois bien fère, de rechef, la mesmes

instance que dessus de vouloir retirer ses dictes forces affin de ne

vous contraindre d'user de plus grandz, extraordinaires et violantz

remèdes, que vous ne vouliez essayer en choses qu'ussiez jamais à

démeller avec elle.

La dicte Dame, se trouvant en grand perplexité de ce propos, m'a

respondu que, despuys ma précédante audience, elle avoit toutjour

estimé que son armée seroit retirée à Barvyc, et me pouvoit jurer que

de ceste segonde entreprinse il n'y avoit que vingt quatre heures

qu'elle en avoit receu l'advis par le comte de Sussex; qui luy mandoit

qu'il avoit esté contrainct d'en user ainsy, parce que le duc de

Chastellerault avoit retiré les rebelles d'Angleterre, et les avoit

introduictz au propre conseil d'Escoce, et ne luy avoit jamais vollu

fère aulcune bonne responce, ou de les randre, ou de les habandonner;

et que pourtant vous, Sire, ne debviez trouver mauvais qu'elle

poursuyvît par dellà une entreprinse qui touchoit tant à son honneur.

Je luy ay toutjour grandement incisté de retirer ses dictes forces, et

qu'au reste elle poursuyvyst la reddition de ses dicts rebelles par

une aultre meilleure sorte de quelque honneste traicté avec la dicte

Royne d'Escoce; sur quoy elle m'a bien dict beaucoup de bonnes

parolles, mais non qu'elle ne l'ayt ainsy lors vollu accorder: de quoy

estant sur l'heure entré en conférence avec les seigneurs de son

conseil, avec remonstrance des inconvénians qui s'en pourroit

eusuyvre, j'ay esté, le jour après, contremandé de la dicte Dame pour

me trouver de rechef avec eulx; avec lesquelz j'ay enfin arresté les

choses que Vostre Majesté verra par ung mémoire à part, lesquelles

m'ont esté après confirmées par la dicte Dame; et Vostre Majesté

aussi, s'il luy playt, les confirmera: et je mettray peyne qu'il en

sorte quelque bon effect, bien que j'entendz, Sire, que, nonobstant

cella, la dicte Dame a ordonné sortir promptement six de ses grandz

navyres, avec douze centz hommes dessus, pour garder la mer; par ce, à

mon adviz, que son ambassadeur l'a certainement advertye qu'il y a des

gens toutz prestz en Bretaigne pour passer en Escoce; et elle

vouldroit bien que ceste démonstration les retînt. Sur ce, etc. Ce

XXVIIe jour de may 1570.

CERTEIN ACCORD FAICT AVEC LA ROYNE D'ANGLETERRE et avec les

seigneurs de son conseille touchant les choses d'Escoce, du dict

jour.

L'ambassadeur de France a dict à la Royne d'Angleterre que le

Roy, son Maistre, la prie et l'exorte, au nom de leur commune

amytié et de la bonne paix, alliance et confédération, qui est

entre eulx et leurs couronnes, qu'elle veuille retirer ses forces

hors d'Escoce, et n'en y envoyer plus d'aultres; et que le Roy,

son dict Maistre, luy commande de le résouldre promptement en

quoy il en doibt demourer, et en quoy il doibt demeurer de

l'intention qu'il peult cognoistre qu'a meintennant la dicte

Royne d'Angleterre vers la liberté et restitution de la Royne

d'Escoce, parce que, voyant aller les affères de la dicte Dame

toujours de mal en piz, il commance désormais de prendre les

dilays, qu'on use vers elle, pour manifestes reffuz;

Et que nul ne doibt trouver estrange, s'il prend ainsy à cueur

ceste matière; car il y va, d'ung costé, de la conservation de

l'amytié de la dicte Royne d'Angleterre, sa bonne soeur, qui est

une chose qu'il estime estre de grande conséquence pour luy et

d'une grande importance pour son royaulme; et, de l'aultre, de la

protection et deffance de la Royne d'Escoce, sa belle soeur, de

laquelle il n'y a celluy qui ne voye combien il touche à sa

réputation et à l'honneur de sa couronne, et combien il est

abstraint par grandes obligations de nullement l'abandonner.

Sur quoy la dicte Royne d'Angleterre, ayant faict aucunes

responces sur l'heure au dict ambassadeur, elle luy a, le jour

d'après, faict dire par les seigneurs de son conseil, et encores

despuys elle mesmes le luy a confirmé de sa parolle, que, pour

satisfère au désir du Roy, son bon frère, elle trouve bon qu'il

soit envoyé ung gentilhomme de qualité devers le duc de

Chastellerault et devers ces aultres seigneurs Escouçoys, qui

tiennent le party de la Royne d'Escoce, pour leur dire que, s'ilz

veulent rendre les fugitifz d'Angleterre ou bien les habandonner,

ou bien les retenir pour en rendre tel compte, comme sera porté

par le tretté qui se fera entre elle et la Royne d'Escoce,

qu'elle est contante de retirer toutes ses forces hors du dict

pays d'Escoce;

Et, en ce que le dict duc de Chastellerault et les siens, et

pareillement le comte de Morthon et ceulx de son party, se

désarmeront d'ung costé et d'aultre, et que toute hostillité

cessera dans le dict pays et entre les deux royaulmes

d'Angleterre et d'Escoce;

A la charge aussi que, si le Roy, avant que ces choses soient

acomplyes, avoit de sa part desjà envoyé ou faict passer de ses

forces en Escoce, la dicte Dame ne veult estre tenue d'observer

ce dessus, sinon que le dict Roy Très Chrestien les vollût

révoquer, auquel cas elle révoquera pareillement les siens;

Et que Mr l'évesque de Roz nommera à Me Cecille le gentilhomme

que la Royne, sa Mestresse, vouldra, pour cest effect, envoyer en

Escoce, affin de luy bailler saufconduict, et en donner adviz à

Mr le comte de Sussex, devers lequel il passera, et auquel sieur

comte la dicte Royne d'Angleterre mandera d'acomplyr ceste sienne

intention, aussitost qu'il aura sceu celle du susdict duc de

Chastellerault;

Et que, par le dict ambassadeur de France et par l'évesque de

Roz, seront baillées au gentilhomme qui yra en Escoce leurs

lettres, servans à l'accomplissement de cest affère.

Et, quant à la liberté et restitution de la dicte Royne d'Escoce,

la dicte Royne d'Angleterre promect que, aussitost qu'elle aura

receu la responce, que la dicte Royne d'Escoce luy vouldra fère

sur les choses, qui naguières ont été trettées par son

ambassadeur, l'évesque de Roz, avec les seigneurs de ce conseil,

qu'elle y procédera avec tant de dilligence qu'elle veult bien

que le Roy Très Chrestien, son bon frère, demeure juge que plus

dilligentment il n'y pourroit estre procédé; et ainsy l'a elle

confirmé et asseuré au dict sieur ambassadeur, en parolle de

Royne et de princesse chrestienne pleyne de foy et de toute

vérité;

Que, suyvant les choses susdictes le dict ambassadeur escripra au

Roy, son Seigneur, de ne vouloir envoyer de ses forces en Escoce,

ou, s'il y en avoit desjà envoyé quelques unes, qu'il les veuille

tout incontinent révoquer.

Correspondance Diplomatique de Bertrand de Salignac de La Mothe Fénélon, Tome Troisième · 第 112 / 318 题