_Envoyé sur le théâtre de la guerre, du côté bulgare, par son journal_
The Chicago Daily News, _M. Paul Scott Mowrer eut la bonne fortune, au
moment où se concluait l'armistice, de se voir confier, par le ministre
de l'Intérieur, au professeur Constantin Stephanof, de l'Université de
Sofia, chargé de lui servir d'interprète et aussi de veiller sur lui,
d'être son guide et son garant. Sous la conduite de ce cicérone,
charmant compagnon de route, le journaliste américain fut autorisé à
visiter les positions d'Andrinople et celles de Tchataldja. Puis, par
chemin de fer, il traversa toute la contrée, de Dimotika et de
Dedeagatch à Salonique, pour revenir ensuite à Monastir, d'où une
voiture le conduisit, à travers une région montagneuse alors ensevelie
sous la neige, à Chrida, au seuil de l'Albanie. De tout ce voyage, il a
donné à son journal de très vivants et très littéraires récits._
_Mais la partie la plus intéressante, peut-être, la plus neuve, du
moins, de toute cette pénible expédition, ce fut la traversée de
l'Albanie qui la couronna. Nous ne croyons pas qu'aucun autre
journaliste ait, depuis le commencement de la guerre, affronté cette
sauvage région, dont le sort, actuellement, prête à tant de rivalités.
Aussi avons-nous jugé intéressant de demander à M. Paul Scott Mowrer de
nous donner un compte rendu de son raid courageux. Voici la première
partie de son récit:_