(1er août)
Les Machabées étaient sept frères qui, avec leur vénérable mère et le
prêtre Eléazar, refusèrent de manger de la viande de porc, afin
d’observer la loi: ce qui leur valut d’endurer des supplices inouïs,
ainsi qu’on le trouvera décrit tout au long dans le second livre des
_Machabées_. Notons, à ce propos, que l’Eglise d’Orient célèbre des
fêtes de saints de l’un et de l’autre Testament, tandis que l’Eglise
d’Occident ne fête point les saints de l’Ancien Testament, et cela parce
que ces saints descendirent d’abord aux enfers. Elle ne fête que les
saints Innocents, dans la personne de chacun desquels c’est le Christ
lui-même qui fut tué, et les Machabées. Quant à ceux-ci, elle les fête
pour quatre motifs, bien qu’ils soient, eux aussi, descendus aux enfers.
C’est, d’abord, à cause de la prérogative du martyre, les Machabées
ayant enduré des supplices plus cruels que ceux des autres saints de
l’Ancien Testament. En second lieu, à cause de leur caractère
symbolique, et du mystère qu’ils représentent. Le chiffre 7 est, en
effet, le symbole de l’universalité. Et, en conséquence, les sept
Machabées représentent, d’une façon symbolique, tous les saints de
l’ancien Testament. En troisième lieu, l’Eglise fête les Machabées à
cause de l’exemple de constance et de patience qu’ils ont donné. Enfin,
l’Eglise les fête à cause du motif de leur supplice: car c’est pour
défendre la loi de Moïse qu’ils ont été martyrisés, de même que les
chrétiens doivent être prêts à l’être pour la défense de la loi
évangélique. Ces trois dernières raisons de la fête des Machabées se
trouvent énoncées dans la _Somme_ de maître Jean Beleth.