INSTITUT ROYAL DE FRANCE, ACADÉMIE FRANÇAISE.

_Extrait du Rapport sur le Concours de Poésie et d’Éloquence de l’année

1822, lu dans la séance publique du 24 août 1822, par M. le Secrétaire

perpétuel de l’Académie française._

Si l’Auteur du nº 103, en ne traitant qu’une partie du sujet, n’avait

donné pour excuse et son sexe et son jeune âge, l’Académie, à la

perfection et au charme de plusieurs passages, aurait pu croire que

la pièce était l’ouvrage d’un talent exercé dans les secrets du style

et de la poésie; mais la simplicité touchante de divers tableaux, la

délicatesse, je dirai même, la retenue des pensées et des expressions,

auraient permis d’attribuer l’ouvrage à une personne de ce sexe qui

sait si bien exprimer tout ce qui tient à la grâce et au sentiment.

En se restreignant à l’éloge des Sœurs de Sainte-Camille, l’Auteur se

plaçait, en quelque sorte, hors du concours, et dès-lors l’Académie,

qui a jugé l’ouvrage digne d’une mention honorable, a cru juste de lui

assigner un rang distinct et séparé de celui des autres mentions.

Le Dévouement _Des Médecins Français_ et _Des Sœurs de Ste.-Camille_,

Dans la Peste de Barcelonne.

O femmes, c’est pour vous que j’accorde ma lyre!

Essais poétiques · 第 11 / 27 题