XLVI

Mon coeur et mes yeux sont en lutte mortelle, pour partager la conquête

de ta vue: mes yeux voudraient refuser à mon coeur la vue de ton

portrait, mon coeur soutient que tu habites en lui, retraite que des

yeux de cristal n'ont jamais pénétrée, mais les défendants repoussent

cette prétention et disent que c'est en eux que se réfléchit ta belle

image. Pour décider cette question on a appelé un jury de pensées,

toutes habitantes du coeur, et d'après leur sentence la part des yeux

transparents, ainsi que la part du pauvre, est fixée comme il suit: ce

qui est dû à mes yeux, c'est l'extérieur de ton être, et le droit de mon

coeur, c'est l'amour intérieur de ton coeur.

Sonnets. Volume 8 · 第 47 / 154 题