«Le 6 nivôse an II (26 décembre 1793).
«Rien de plus glorieux pour les armes de la République et pour les
braves sans-culottes, rien de plus utile à l'affermissement de la
souveraineté nationale que le triomphe complet obtenu sur l'infâme
Toulon et sur les despotes coalisés qui s'y étaient rassemblés; toute
la France se réjouit de vos succès; combien tous ceux qui y ont
concouru doivent s'estimer heureux! S'ils avaient entendu les cris de
joie dont les voûtes de la Convention nationale ont retenti à la
lecture des dépêches, ils auraient joui doublement du bonheur public,
et ils auraient senti que la plus belle récompense est de pouvoir se
dire qu'on a concouru à sauver son pays et à le délivrer des tyrans qui
voulaient l'asservir.