«Devant lui, n’est-ce pas, ne me dis rien...» pria-t-il.
Elle fit un geste, il s’enfuit.
Mme Demblot resta seule, frémissante d’indignation, bouleversée par des
émotions qu’elle essayait en vain de définir.
Après un quart d’heure, M. Demblot revint. Le soldat l’accompagnait.
C’était un beau garçon au visage franc et intelligent. Il s’inclina
devant Mme Demblot.
--Madame, dit-il avec émotion, je suis très heureux d’être chez vous...
Mon père m’a dit votre bonté...
Et comme elle avait un petit mouvement:
«Oui, oui, je sais combien vous le rendez heureux...»
Mme Demblot regarda le pauvre homme qui lui faisait de timides signes
d’intelligence et se tortillait, gêné et souriant, derrière le dos du
soldat, et elle ne trouva rien à répondre.