<tb>
Je ne sais si tout le monde prendrait le même intérêt que moi à
dérouler ces pages terribles intitulées: _Pièces diverses de police._
Ce petit nombre de faits peint le point historique où se déroulera la
vie de l'abbé fugitif. Et moi, qui le connais, ce pauvre abbé,--mieux
peut-être que ne pourront le connaître mes lecteurs,--j'ai frémi en
tournant les pages de ces rapports impitoyables qui avaient passé sous
la main de ces deux hommes,--d'Argenson et Pontchartrain[1].
Il y a un endroit où le premier écrit, après quelques protestations de
dévouement:
«Je saurais même comme je dois recevoir les reproches et les
réprimandes qu'il vous plaira de me faire...»
Le ministre répond, à la troisième personne, et cette fois, en se
servant d'une plume... «Il ne les méritera pas quand il voudra; et je
serais bien fâché de douter de son dévouement, ne pouvant douter de sa
capacité.»
Il restait une pièce dans ce dossier. «Affaire Le Pileur.» Tout un
drame effrayant se déroula sous mes yeux.