Il entassait ces sucreries d'une main fiévreuse
Sur des plats en or et dans des corbeilles reluisantes
D'argent tressé; somptueuses elles s'élevaient
Dans la paisible retraite de la nuit,
Remplissant la chambre glacée d'un parfum subtil,
«Et maintenant, mon amour, mon gracieux séraphin, éveille-toi!
Tu es mon paradis et je suis ton ermite:
Ouvre les yeux, pour le salut de la bienheureuse sainte Agnès,
Ou je vais m'endormir pour toujours à tes côtés, tant mon âme est
dolente».