XXXI

Il entassait ces sucreries d'une main fiévreuse

Sur des plats en or et dans des corbeilles reluisantes

D'argent tressé; somptueuses elles s'élevaient

Dans la paisible retraite de la nuit,

Remplissant la chambre glacée d'un parfum subtil,

«Et maintenant, mon amour, mon gracieux séraphin, éveille-toi!

Tu es mon paradis et je suis ton ermite:

Ouvre les yeux, pour le salut de la bienheureuse sainte Agnès,

Ou je vais m'endormir pour toujours à tes côtés, tant mon âme est

dolente».

Poèmes et Poésies Traduction précédée d'une étude par Paul Gallimard · 第 314 / 333 题