ODE A UN ROSSIGNOL

I

Mon cœur souffre, une torpeur accablante s'empare

De mes sens comme si j'avais bu de la ciguë,

Ou vidé une coupe de puissant narcotique

A l'instant même et m'étais plongé dans le Léthé:

Ce n'est pas par envie de ton heureux destin,

Mais parce que je suis enivré de ton bonheur,--

Toi, qui, Dryade ailée des arbres,

Dans quelque mélodieux entrelacs

De hêtres verts et d'ombrages infinis

Chantes à plein gosier le calme de l'été.

Poèmes et Poésies Traduction précédée d'une étude par Paul Gallimard · 第 179 / 333 题