I
Mon cœur souffre, une torpeur accablante s'empare
De mes sens comme si j'avais bu de la ciguë,
Ou vidé une coupe de puissant narcotique
A l'instant même et m'étais plongé dans le Léthé:
Ce n'est pas par envie de ton heureux destin,
Mais parce que je suis enivré de ton bonheur,--
Toi, qui, Dryade ailée des arbres,
Dans quelque mélodieux entrelacs
De hêtres verts et d'ombrages infinis
Chantes à plein gosier le calme de l'été.