IV

Conserve-les pour moi, doux amour! quoique la musique souffle

De voluptueuses visions dans l'atmosphère embrasée,

Lorsque tu tourbillonnes au milieu des dangereux festons de la

danse;

Sois comme un jour d'Avril,

Souriante, et froide, et gaie,

Un lis tempéré, aussi tempéré que beau;

Alors, Ciel! il y aura

Pour moi un Juin plus ardent.

V

Mais, ceci--vous le direz, ma Fanny, n'est pas vrai!

Mettez votre mignonne main sur votre sein de neige

Là où le cœur bat: confessez,--ce n'est pas nouveau--

Une femme ne peut-elle pas être

Une plume sur la mer,

Ballottée çà et là au gré des vents et des marées?

Ayant une direction aussi incertaine

Que la balle rebondissant dans la prairie?

[Pg 138]

Poèmes et Poésies Traduction précédée d'une étude par Paul Gallimard · 第 173 / 333 题