TEIGNMOUTH

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Cher Reynolds! j'ai un conte mystérieux,

Et ne peux pas le dire; je déchiffre la première page

Sur un roc de Lampit couvert d'algues vertes

Au milieu des brisants; il faisait une soirée tranquille,

Les roches demeuraient silencieuses, la vaste mer roulait

Sans fracas une frange d'écume argentée

Sur une plage unie de sable brun; j'étais chez moi

Et mon bonheur eût été complet--mais je voyais

Trop profondément dans les espaces sous-marins, où chaque estomac,

S'il est le plus fort, se nourrit du plus faible éternellement.--

Mais je pénétrais trop distinctement jusqu'au cœur

D'une éternelle et féroce destruction;

Ainsi du bonheur je m'étais éloigné.

Cette pensée m'obsède encore, et quoique, aujourd'hui,

[Pg 122]

J'aie cueilli de jeunes pousses printanières et de joyeuses fleurs

De pervenches et de fraises sauvages,

Je perçois encore cette destruction infiniment féroce:--

Le Requin cruel pour sa proie--le Faucon armé de ses serres,--

Le gentil Rouge-Gorge, tout comme le Léopard et l'Once

Dévorant un Ver,--Arrière, horrible penchants!

Penchants que chacun porte en soi!. . . . . .

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[Pg 123]

Poèmes et Poésies Traduction précédée d'une étude par Paul Gallimard · 第 159 / 333 题