FRAGMENT D'UNE ODE A MAÏA

A Raynolds.

Mère d'Hermès! O Maïa toujours jeune!

Puissé-je te dédier un chant

Digne des hymnes qu'on t'a chantés sur les grèves de Baïes?

Ou puissé-je t'invoquer

En vieil idiome Sicilien? Ou tes sourires

Quêter comme naguère ils le furent, dans les îles grecques,

Par des bardes qui moururent heureux sur une riante pelouse,

Laissant des vers grandioses à un petit clan?

Oh! donne-moi leur antique vigueur, n'ayant pour auditeur

Que la paisible primerose, et l'espace

Du ciel et quelques oreilles!

Murmuré par toi, mon chant se mourrait

Heureux comme les leurs,

Riche d'avoir glorifié un seul jour.

Poèmes et Poésies Traduction précédée d'une étude par Paul Gallimard · 第 150 / 333 题