AU NIL

Fils des antiques montagnes Africaines de la Lune!

Torrent de la pyramide et du Crocodile!

Nous t'appelons fertiliseur, juste au moment où

Un désert remplit l'horizon intime de notre vision.

Nourricier de nations basanées depuis l'origine du monde,

Es-tu si généreux? ou leurres-tu

Ces hommes pour qu'ils t'honorent, toi qui, entraîné avec peine,

Les repose pendant l'espace situé entre le Caire et Decan?

Oh! puissent ces imaginations noires se tromper! Elles se trompent

sûrement;

C'est l'ignorance qui fait une étendue stérile

De tout ce qui est au delà d'elle. Tu arroses

De verts roseaux, comme nos rivières; et tu goûtes

Le plaisant lever du soleil. De vertes îles tu as aussi,

Et vers la mer tu te hâtes aussi joyeusement.

Février 1818.

[Pg 105]

Poèmes et Poésies Traduction précédée d'une étude par Paul Gallimard · 第 141 / 333 题