ÉPITRE A GEORGES FELTON MATTHEW

Douces sont les joies que procure la poésie,

Et doublement douces quand elle chante une fraternité;

Aucun souvenir, Matthew, ne peut évoquer à nos yeux

Un destin plus plaisant, une jouissance plus vraie

Que celui dans lesquels s'ébattent deux Poètes frères,

Qui, en combinant leurs inspirations, emploient leur talent

A élever un trophée aux muses du drame.

La pensée de cette grande association infuse

Dans le cœur aimant du génie, la divination

De tout ce qui est haut, grand, bon et calmant.

* * * * *

Novembre 1815.

[Pg 62]

Poèmes et Poésies Traduction précédée d'une étude par Paul Gallimard · 第 107 / 333 题