1862
Lettres de Junius. Paris, Dentu, 1862; imp. Tinterlin, in-18, 258 p.,
plus la table.
Douze lettres, en collaboration avec Alphonse Duchesne; les onze
premières publiées dans «Le Figaro,» pendant le dernier trimestre
de l'année 1861. «Ce sont les trois meilleurs mois de ma vie
littéraire,» a écrit Delvau, en faisant dans son livre «Les lions
du jour,» article «Junius,» l'histoire de sa campagne satirique
sous le voile de ce pseudonyme. Voir année 1867.
Il faut joindre au volume: «Le Junius, chronique des deux mondes.
Paris, E. Dentu, 1862; imp. Tinterlin, 2 nos (1er mai et 1er
juin) in-18, ensemble de 144 p.,» l'un et l'autre signés
d'Alphonse Duchesne et d'Alfred Delvau.
Alfred Delvau. Histoire anecdotique des cafés et des cabarets de
Paris, avec dessins et eaux-fortes de Gustave Courbet, Léopold
Flameng et Félicien Rops. Paris, E. Dentu, 1862; imp. Bonaventure et
Ducessois, in-18, XVIII-300 p., table comprise.
Quelques exemplaires sur papier vergé. Sept eaux-fortes: le
frontispice, par M. Félicien Rops; les six autres, y compris le
cul-de-lampe de la table, par M. Léopold Flameng. Bien que signé
de M. Courbet, l'en-tête pour le chapitre «Andler-Keller» est
gravé par M. Flameng, d'après un vague dessin du maître
d'Ornans[1]. Les en-tête des chapitres: «La Californie» et «Le
cabaret du Lapin blanc» sont des réductions de planches du livre
«Paris qui s'en va.»
[1] On a deux eaux-fortes signées de M. Courbet: celle-ci, et
dans la publication des «Aqua-fortistes contemporains» une
esquisse des «Demoiselles de village,» planche admirable, mais de
M. Bracquemond. Dans l'un et l'autre cas, M. Courbet avait
promis, et il fallut tenir sa promesse.
1863
Alfred Delvau. Les Amours buissonnières. Paris, Dentu, sans date; imp.
veuve Parent, à Bruxelles, in-18, 324 p.
Roman réaliste, dont nous avons vu la clef; (entr'autres, le
romancier-journaliste Charles Bataille y figure sous le nom de
Charles Bouronneau)--suivi de la nouvelle: «Les sentiers perdus,»
antérieurement parue. Voir l'article «Les Chimères,» année 1859.
1864
Alfred Delvau. Les Cythères parisiennes, histoire anecdotique des bals
de Paris, avec vingt-quatre eaux-fortes et un frontispice de Félicien
Rops et Émile Thérond. Paris, Dentu, 1864; imp. Poupart-Davyl, in-18,
281 p.
Quelques exemp. papier vergé. Les 6 eaux-fortes de vues
extérieures de bals de Paris, sont de M. E. Thérond; les 18
autres, plus le frontispice, de M. Félicien Rops. Ce volume, mis
en vente à 3 fr. 50, vaut aujourd'hui trois et quatre fois
davantage; ce n'est pas encore le prix où l'éditeur eût dû le
coter, si le travail des deux artistes, amis de Delvau, n'avait
pas été gratuit.
Dans notre catalogue d'août 1871, nous avons signalé le premier,
sur l'exemplaire d'Alfred Delvau, les épreuves d'essai d'une
partie des eaux-fortes de M. F. Rops, qui donnent un haut prix au
très-petit nombre d'exemplaires qu'elles décorent. Nous
répéterons ici la description de ce volume exceptionnel, avec la
note qui la commentait.
«Exemplaire de l'auteur dans une bonne reliure pleine en maroquin
rouge, poli, filets dorés, tête dorée, tranches ébarbées,
couverture conservée, avec un double état du frontispice, et
quatre planches pliées d'épreuves d'essai tirées sur chine
volant, contenant 18 sujets de M. Félicien Rops.
«Les quatre épreuves pliées ajoutées sont bien d'essai et non
d'état.
«Il faut savoir qu'avant d'attaquer la planche définitive de ses
eaux-fortes pour «les Cythères parisiennes,» M. Félicien Rops,
encore indécis en 1864 sur les procédés de ce genre de gravure,
avait esquissé, sur de petits cuivres, les illustrations du
livre, pour les reproduire, avec certitude, dans le travail
définitif.
«Ces épreuves d'essai, improvisées, en toute liberté, au courant
de la pointe, ont été recueillies par Delvau; elles étaient
tirées à deux ou trois exemplaires au plus, dans l'atelier du
maître, à Namur; elles sont en contre-partie des eaux-fortes du
livre; on y remarque même, à l'état d'esquisse vive et arrêtée,
un type de calicot et un type de grisette: la Gigolette et le
Gigolo, et une tête de jeune mulâtresse tirée à part, qui n'ont
pas été reproduits dans les illustrations définitives.
«L'épreuve d'état du frontispice est aussi de toute rareté.»
Nous avions coté ce beau livre au prix de 110 fr. Un second
exemp., avec 26 épreuves d'essai ou d'état, papier vélin,
demi-rel. mar. bleu, doré en tête, s'est vendu 61 fr. en avril
dernier.
La note précédente, rédigée à l'improviste et de mémoire, est à
modifier, informations prises auprès de M. F. Rops lui-même. A
supposer qu'aucune épreuve ne se soit perdue, peut-être
pourrait-on voir paraître encore deux nouveaux exemp. avec 18
figures d'essai, mais en état, pour partie, car il n'y a pas eu
plus de 13 figures d'essai. L'artiste a bien voulu nous en
dresser la liste, que voici. Les quatre premières sont gravées
dans le sens des estampes du livre; huit en contre-partie; les
dernières sont deux types qui n'ont pas été utilisés: 1.
Composition centrale du frontispice,--2. le Prado,--3. les
Barreaux verts,--4. la Belle moissonneuse,--5. le bal
Montesquieu,--6. l'Hermitage,--7. la salle Markouski,--8. le bal
de la Cave,--9. le casino d'Asnières,--10. le Vieux-Chêne,--11.
le Salon de Mars,--12. la Gigolette,--13. le Gigolo.
Dictionnaire érotique moderne, par un professeur de langue verte.
Freetown, imp. de la Bibliomaniac-society (Bruxelles, Mertens, pour J.
Gay), 1864, in-8 et in-12, X-319 p., front. à l'eau-forte de Félicien
Rops.
Tiré à 250 ex. in-12 et 50 petit in-8, les uns et les autres sur
papier vergé.
1865
Alfred Delvau. Le fumier d'Ennius, avec une eau-forte de Flameng.--Ne
dérangez pas mes petits cochons, s. v. p.--Ma serrure a un rat.--Miss
Fourchette.--Miei prigioni.--Les bijoux indiscrets.--Les deux
Balagny.--La première maîtresse.--Le cabaret du Pot-au-Lait.--Les
cocottes de mon grand-père.--La Forêt noire.--Ce que disent les lèvres
et ce que pense le cœur.--Voyage de circumlocomotion à la recherche
de feu Arouet de Voltaire.--Miss Fauvette.--Les Gasconnades de
l'amour.--Mille e tre...--La monnaie de deux sous en pièces de six
francs.--La carpe de Bilboquet.--Mon dernier article. Paris, Achille
Faure, 1865; Corbeil, typ. Crété, VII-315 p.
M. Léopold Flameng a gravé deux fois le même frontispice pour ce
livre. Le premier, au nom de l'éditeur A. Delahays, à qui «Le
fumier d'Ennius» avait d'abord été proposé, est de toute rareté.
Le second, qui manque souvent, se trouve à notre librairie.
Mémoires d'une honnête fille, avec le portrait de l'auteur, par G.
Staal. Paris, A. Faure, 1865; imp. Poupart-Davyl, in-18, 312 p.
Quelques ex. papier vergé. «La Petite Revue» du 21 octobre 1865
dévoila l'anonyme. Deux portraits ont été gravés pour ce livre;
le premier, par M. Ch. Carrey, ne fut pas utilisé, parce que
l'«honnête fille» en grande toilette, ressemblait à l'impératrice.
On le trouve à notre librairie.
Alfred Delvau. Françoise, chapitre inédit des quatre sergents de La
Rochelle. Avec une eau-forte d'Émile Thérond. Paris, Achille Faure,
1865; Corbeil, imp. Crété, in-32, 128 p.
22 ex. numérotés sur papier de Chine et sur papier de Hollande.
L'eau-forte a eu des épreuves avant la lettre.
Histoire anecdotique des Barrières de Paris, par Alfred Delvau, avec
dix eaux-fortes de Émile Thérond. Paris, E. Dentu, 1865; imp.
Poupart-Davyl, in-18, 301 p.
Quelques exemplaires papier vergé.
La comtesse de Ponthieu, roman de chevalerie inédit, publié avec
introduction et traduction par Alfred Delvau. (Tiré d'un manuscrit du
XIIIe siècle, appartenant à la Bibliothèque impériale.) Paris,
Bachelin-Deflorenne, 1865; imp. Bonaventure, Ducessois et Ce, in-8,
XIV-48 p. Papier vergé; imprimé à 150 ex.
Alfred Delvau. Gérard de Nerval, sa vie et ses œuvres. Eau-forte de
Staal. Paris, Mme Bachelin-Deflorenne, 1865; imp. Bonaventure,
Ducessois et Ce, in-32, 147 p., papier vergé. Un ex. sur peau de
vélin.