NOTES:

[1] Picard le cordonnier, sergent dans la milice bourgeoise, où il était

très-influent. Concini voulant transgresser une consigne que Picard

faisait respecter, le maréchal d'Ancre le fit bâtonner. La fureur du

peuple fut telle, que d'Ancre jugea sa vie en danger et sortit de Paris.

Deux valets qui avaient servi sa vengeance furent pendus.

[2] Celui de Louis XIII avec Anne d'Autriche, et celui d'Élisabeth, soeur

du jeune roi.

[3] Qui fut le grand Condé.

[4] C'était, sans doute, le fils ou le neveu d'un aventurier de ce nom

que la reine Catherine avait fait gouverneur de Gien; _grand assassin

qui avait donné de sa personne au siége de Sancerre_.

[5] Aujourd'hui Feuilly; jadis et successivement Seuly, Sully et

Seuilly.

[6] On en peut voir le dessin exact, ainsi que celui du château, de l'if

et des débris de la tombe de Charlotte d'Albret, dans le bel ouvrage de

MM. de la Tremblais et de la Villegille: _Esquisses pittoresques sur le

département de l'Indre_.

[7] Louise Borgia, mariée plus tard à Louis de la Trémouille, puis à

Philippe de Bourbon-Busset.

[8] Saint Laurian est un des saints les plus fêtés de l'ancien Berry.

[9] J'ignore ce qu'est devenu le portrait dont il est ici question. J'en

ai vu un tout semblable en la possession de l'illustre général Pepe. On

sait qu'il en existe un de Raphaël qui est un chef-d'oeuvre. Là, le

Borgia est presque beau; du moins, il y a tant de distinction dans sa

figure et d'élégance dans sa personne, qu'on hésite d'abord à le haïr.

Pourtant l'examen produit une sensation de terreur réelle. La main,

droite, fine et blanche comme celle d'une femme, serre tranquillement le

manche d'un poignard placé sur son flanc. Elle le tient avec une adresse

remarquable; elle est prête à frapper. Le mouvement est si admirablement

indiqué, qu'on voit d'avance comment le coup va être porté, de haut en

bas, dans le coeur de sa victime. Il y a de la grandeur dans ce portrait,

en ce sens que le grand artiste a mis là son cachet, mais sans chercher

à déguiser l'atrocité morale de son modèle, qu'il fait victorieusement

percer à travers le calme effrayant de la figure.

[10] Cet ornement, usité au temps de Henri IV, est peut-être venu en

France avec Marie de Médicis, comme une allusion aux armes de sa maison,

que sont, comme l'on sait, sept petites boules, littéralement sept

pilules, en souvenir de la profession du chef de la famille.

[11] Le mairain ou tuilage en bois de chêne, était employé dans presque

tous les châteaux du Berry.

[12] C'est un des rares endroits du pays où l'on trouve encore la

balsamine sauvage à fleurs jaunes.

[13] Aurore.

[14] Jésus.

[15] L'Évangile.

[16] On sait qu'on appelait _verdures d'Auvergne_ des tentures de

tapisserie représentant des arbres, des feuillages et des oiseaux, sans

personnages et sans paysage déterminé. On les fabriquait, je crois, à

Clermont.

[17] Michelet, lettre inédite.

[18] Raynal, _Histoire du Berry._

[19] Mémoires de M. Lenet.

[20] Charlotte de la Trémouille, femme de Henri de Condé, premier du

nom, captive pendant huit ans, acquittée, mais non justifiée.

[21] Henri Martin, Lettre inédite.

[22] Ces épis, qui sont d'une rareté curieuse pour les archéologues,

sont restés, en certaines localités, une mode traditionnelle; les

potiers de Verneuil en fabriquent de fort jolis sur les modèles anciens.

Le petit vase à quatre ou six anses, monté sur plusieurs pièces et

surmonté de fleurs ou d'oiseaux, se retrouve dans leur système

d'ornement.

[23] Coq, _Gallus_.

[24] Monteil, _Histoire des Français des divers états_.

[25] On appelait encore en France les reîtres _lansquenets_, bien qu'ils

ne portassent plus la lance.

[26] HENRI MARTIN, _Histoire de France_.

[27] Henri Martin.

Les beaux messieurs de Bois-Doré · 第 87 / 88 题