SOMMAIRE: Le commencement de l'année 1830. -- Situation fâcheuse. --
Je suis chargé des tournées d'examen des capitaines de la Marine
marchande dans les ports du Midi. -- Expédition d'Alger. -- Je demande
en vain à en faire partie. -- La révolution de 1830. -- M. de Gallard.
-- Je refuse de le remplacer si on le destitue. -- Il donne sa
démission. -- Démarche spontanée des cinq députés de la Charente en ma
faveur. -- Au ministère on leur apprend que je suis nommé au
commandement de l'École préparatoire. -- J'arrive à Angoulême avec le
dessein de m'y établir d'une façon définitive. -- Nouvelle ordonnance
sur l'avancement. -- Le vice-amiral de Rigny. -- Ordonnance qui
supprime brutalement l'École préparatoire. -- On ne permet même pas
aux élèves de finir leur année scolaire. -- Offres qui me sont faites
à Angoulême. -- Je les refuse et je pars pour Paris. -- La fièvre
législative en 1831. -- La loi sur les pensions de retraite de l'armée
de terre. -- Projet tendant à l'appliquer à l'armée de mer. --
Atteinte portée aux intérêts des officiers de marine. -- Le Conseil
d'Amirauté. -- Requête que je lui adresse. -- Je fais une démarche
auprès de M. de Rigny. -- Réponse du ministre. -- La fièvre
législative me gagne. -- Après avoir entendu lire le projet de loi à
la Chambre des députés, je me rends chez M. de Chabrol. -- Retour sur
la vie politique de M. de Chabrol. -- M. de Chabrol dans le cabinet
Polignac. -- Sa destitution. -- Les votes de M. de Chabrol comme pair
de France après la Révolution de 1830. -- Accueil bienveillant que je
trouve auprès de lui. -- Profond mécontentement de M. de Chabrol en
apprenant que, d'après le projet ministériel, le service des officiers
qui avaient rempli à terre des fonctions assimilées à l'embarquement
ne leur était pas compté. -- Copie de la lettre que M. de Chabrol
m'écrit séance tenante et de celle qu'il adresse au ministre. --
Nouvelle pétition à M. de Rigny. -- Entrevue de M. de Chabrol et M. de
Rigny à la Chambre des pairs. -- Déclaration faite par M. de Chabrol.
Il est alors convenu qu'un des députés, auxquels j'en avais déjà
parlé, déposerait un amendement et que M. de Rigny ne le combattrait
pas. -- L'amendement est adopté. -- Mes droits sont reconnus et je
suis placé sur la liste des officiers ayant rempli les conditions
voulues pour changer de grade. -- Le nombre des capitaines de vaisseau
est réduit de 110 à 70, celui des capitaines de frégate de 130 à ce
même nombre de 70; appréciation de la mesure. -- Je suis de nouveau
chargé des examens pour les capitaines de la Marine marchande, d'abord
dans les ports du Nord, ensuite dans ceux du Midi. -- Comment je
comprends mes fonctions. -- Je compose un _Dictionnaire de Marine
abrégé_. -- Quelques-uns de mes compatriotes de l'Hérault me proposent
une candidature à la Chambre des députés. -- Revers financiers. -- En
1835, je sollicite le commandement de l'École navale pour le cas où il
deviendrait vacant. -- Des capitalistes m'offrent la direction d'une
entreprise industrielle. -- Le ministère refuse de m'accorder jusqu'en
1836 un congé avec demi-solde ou même sans solde, pour me permettre
d'achever ma période de douze années de grade. -- Je reviens alors à
mes demandes d'embarquement, mais le commandant de l'École navale
insistant pour être remplacé, je suis nommé capitaine de vaisseau, le
7 novembre 1833 et appelé au commandement du vaisseau-école _l'Orion_.
-- Paroles aimables que m'adresse à ce propos l'amiral Duperré,
ministre de la Marine. -- Lettre que j'écris à M. de Chabrol. -- Une
année de commandement de l'École navale.