SERVICE DES POSTES EN 1790

En 1790, le bureau général des postes était dans la rue Saint-Dominique,

M. Tabareau était directeur.

Pour Paris, par le Bourbonnais, les villes sur la ligne et l'Auvergne,

les départs avaient lieu les mardi, jeudi et samedi.

Pour Paris, par la Bourgogne et les villes sur la ligne, l'Alsace et la

haute Allemagne, les départs avaient lieu les lundi, mercredi et

vendredi.

Le dimanche, il n'y avait pas de départ.

Pour le Dauphiné et la Provence, tous les jours excepté le mercredi.

Pour la Gascogne et le Béarn, les mardi, vendredi et dimanche.

Pour le Forez, tous les jours excepté le mercredi.

Pour Genève et la Suisse, mardi, jeudi, vendredi et dimanche.

Pour Milan, Savoie et Piémont, mardi et vendredi.

Pour Gênes, la Toscane, Rome, Naples et la Sicile, le vendredi.

On invitait le public à mettre ses lettres à la poste la veille du jour

du départ, pour éviter la remise au départ suivant.

Il y avait six boîtes dans la ville où l'on faisait la levée tous les

jours à 7 heures du matin. À la boîte de la rue Saint-Dominique, la

levée se faisait une fois par jour à 11 heures du matin.

Quant à l'arrivée, on ne fixait point de date; elle dépendait du temps

et de la saison.

On voit dans les lettres du président de Brosses, de 1739, que les

lettres de France pour Rome avaient quelquefois neuf jours de retard,

parce que le courrier, qui était payé pour suivre la route de la

Corniche, s'embarquait par économie sur une felouque qui arrivait quand

le vent était favorable.

Voyages au temps jadis en France, en Angleterre, en Allemagne, en Suisse, en Italie, en Sicile, en poste, en diligence, en voiturin, en traîneau, en espéronade, à cheval et en patache, de 1787 à 1844 · 第 17 / 35 题