J’ai passé des heures bruyantes sur des routes encombrées, mais le jour
s’est assombri et voici qu’arrive le soir. Une angoisse soudaine
surprend mon âme, car il me souvient de n’avoir pas encore franchi le
seuil de Ton temple, Maître! Je t’en conjure, sois indulgent à mon
oubli.
Quand les derniers oiseaux auront regagné leurs asiles nocturnes et que
régnera le silence, appelle-moi. J’irai jusqu’au sanctuaire où, pour
distinguer Ton visage, il me faudra soulever la flamme tremblante de ma
lampe, où pour accorder au Tien mon souffle il me faudra ce docile
roseau.