XVI

Quand, pareil à une épée luisante, le torrent de la colline a été

replacé par le soir dans son fourreau d’ombre, une bande d’oiseaux passe

avec de frissonnantes rumeurs d’ailes.

Cette fuite parmi les choses immobiles y ranime le désir soudain du

mouvement; elle déchire les réseaux du silence; elle se révèle comme un

grand émoi!

J’imagine les monts et les forêts volant à travers les âges; j’imagine

que de la nuit renaît la lumière à chaque rencontre d’étoile...

Je sens en moi-même l’essor d’un oiseau migrateur; il se fraye une route

par-delà la vie et la mort, tandis que notre monde inquiet voyage sans

repos dans l’infini sans bornes.

La fugitive · 第 49 / 98 题