Amant téméraire de la nature, ô Printemps, fais haleter le cœur des
forêts dans son effort pour s’exprimer!
Viens en souffles d’inquiétude là où des fleurs s’épanouissent parmi des
feuilles nouvelles! Romps comme une révolte lumineuse la vigile
nocturne, et sous la terre même annonce leur liberté prochaine aux
semences emprisonnées!
Comme l’éclair, comme l’orage, va, pénètre soudain dans la ville
nombreuse. Délivre le verbe figé; dirige la lutte inconsciente; ranime
l’ardeur qui faiblit... Vaincs la mort!