Les Juifs espagnols ont un degré d’instruction relativement plus

élevé, parce qu’ils ont fondé de nombreuses écoles et que

presque chacun d’eux sait lire et écrire. Les communautés les

plus riches, celles de Tétouan et de Tanger, ont des professeurs

sortis des collèges et des universités européennes, et qui sont

ordinairement envoyés au Maroc par l’Alliance israélite. Cette

association a beaucoup fait pour les Juifs espagnols du Maroc, et a

contribué réellement à améliorer leur situation. Si elle n’a pu

arriver à leur épargner toutes les petites humiliations auxquelles

ils sont constamment exposés (sortir pieds nus de la mellah, habiter

dans un quartier fermé, etc.), elle a pourtant réussi à rendre

un peu plus sûres leur vie et leurs propriétés. La sécurité

des Juifs est en général complète, et les confiscations de biens

par un gouverneur ou par le sultan ont lieu plus rarement. Dans les

ports et à Kasr el-Kebir, les mellahs sont déjà supprimées :

Juifs et Mahométans vivent au contact les uns des autres.

Les sciences et certains arts sont enseignés, il est vrai, dans

les écoles de théologie de Fez et de Marrakech, mais d’une

manière beaucoup trop superficielle et toujours en tenant

compte du Coran. La médecine, la chimie, l’astronomie et les

mathématiques en sont toujours au point que ces sciences avaient

atteint lors de la domination des Arabes en Espagne et quand ce peuple

représentait alors la civilisation. La médecine est limitée à la

connaissance de quelques simples, à l’application de ventouses,

à la réduction des fractures, à l’extraction des dents et à

d’autres opérations externes, pour lesquelles les instruments les

plus grossiers et les plus primitifs sont en usage. L’anatomie

n’est pas et ne peut être enseignée dans les circonstances

actuelles, et les phénomènes physiologiques du corps humain sont

inconnus des Marocains. La superstition est fort répandue, et la

plupart des malades se contentent encore d’amulettes, de devises

du Coran et d’autres moyens magiques. En général il n’y a que

peu de maladies au Maroc, et les affections contagieuses introduites

de l’Occident, telles que la syphilis, la variole, etc., y sont

pour la plupart incurables.

Les moyens secrets pour augmenter, conserver ou rendre la force

virile jouent un grand rôle chez les Mahométans. Dans mon voyage à

travers ces pays, je fus souvent consulté et je pus rendre partout

des services ; mais j’étais surtout interrogé à propos de ce

que je viens de dire, et mes connaissances médicales perdaient

évidemment beaucoup de leur prestige quand je déclarais ne rien

pouvoir contre l’âge et ses suites.

En fait de médecine, les Juifs espagnols sont aussi arriérés, et

la superstition domine chez eux comme parmi les Arabes ; ce n’est

que dans quelques villes de la côte, où les Européens séjournent,

que la situation est un peu meilleure.

Au Maroc l’hygiène est négligée de la manière la plus grave. On

ne se préoccupe en rien de l’entretien des villes, et, quand on

pénètre dans celles de l’intérieur, on rencontre assez souvent,

sur les places, des cadavres d’animaux en putréfaction. C’est

vraiment un contresens que le Maure, si finement doué pour la

décoration de ses appartements, pour l’élégance des vêtements,

et surtout enclin à une vie tranquille, distinguée et digne,

ne s’occupe pas de la bonne tenue des villes, quand ce ne serait

cependant que par pure esthétique.

Les conduites d’eau qui existent dans la plupart des villes ne

servent pas à leur propreté ; leur disposition et la manière

dont on en use sont, au contraire, telles, qu’elles seules rendent

l’eau désagréable et malsaine. Il n’existe, à ma connaissance,

de bains publics qu’à Fez et à Marrakech.

Dans cette dernière ville, un petit quartier situé en dehors de

l’enceinte reçoit les lépreux ; je n’ai pas constaté que

cette maladie fût particulièrement fréquente au Maroc. On n’a

aucun moyen curatif contre les ophtalmies, qui ne sont pas rares,

et elles empirent de telle sorte que souvent la cécité en est

la conséquence.

Il y a des cas de folie ; si le pauvre être qui en est atteint

est tranquille, on le laisse circuler librement ; mais les fous

furieux sont jetés en prison comme de vulgaires criminels, y sont

enchaînés et ne tardent pas à mourir.

Dans tout l’empire il n’y a pas un seul hôpital public

subventionné par l’État ou par une ville ; à Tanger seulement, la

colonie européenne en entretient un, qui est attenant à l’église

de la Mission espagnole et ne reçoit que les Européens tombés

malades dans le pays.

La chimie enseignée dans les écoles supérieures du Maroc n’est

qu’une véritable alchimie, comme elle florissait chez nous au

moyen âge ; son principal but est encore de produire de l’or ou

d’en faire avec d’autres métaux. Les serpents, les scorpions,

d’autres reptiles y jouent un rôle.

L’astronomie est toujours aussi au point où elle était au moyen

âge et se borne à la connaissance des constellations ; tandis

que les mathématiques enseignent seulement à mesurer les figures

géométriques et à déterminer les hauteurs solaires.

On s’occupe également d’architecture ; comme on le sait, les

Arabes ont y obtenu de grands résultats : ils bâtissent encore

aujourd’hui d’après les mêmes règles et le même style qu’il

y a des siècles.

La philosophie et la poésie sont étroitement unies à la religion

et ont pour base le Coran. Des jeux de mots, joliment écrits,

toutes sortes de figures formées de signes d’écriture, qui

reproduisent un verset du Coran ou une sentence mystique, quand

on a deviné leur sens, sont les thèmes favoris des poètes. Les

lettrés du Maroc ne font plus de poèmes épiques ou lyriques, ou

de drames ; il n’y a pas de théâtre, et le peuple s’amuse des

récits de conteurs ambulants, qui tirent leurs sujets d’Orient,

des contes des _Mille et une nuits_, etc.

La jurisprudence et le droit marocain reposent uniquement sur les lois

ajoutées au Coran. Le Maroc moderne n’a pas d’historiens. Les

sciences naturelles y sont inconnues, ou réduites à la connaissance

de quelques plantes médicinales.

La musique et le chant sont très pratiqués, et on les entend

toujours avec plaisir, mais les musiciens ne connaissent pas l’usage

des notes. La peinture et la sculpture sont absolument inconnues ;

la représentation des figures humaines étant surtout interdite par

le Coran, tout l’art du peintre se borne à reproduire des signes

d’écriture, en les ornant considérablement, en les contournant

et en les revêtant de couleurs variées.

Les habitants du Maroc se trouvent donc dans un état de

demi-civilisation, qui répond à peu près à celui de notre moyen

âge. Mais alors les sciences et les arts étaient cultivés à la

cour des califes : il y avait des historiens et des géographes,

des poètes et des philosophes, et ils ont laissé des œuvres qui

devaient exciter l’admiration générale. Les Maures actuels vivent

des restes de cette civilisation. Ils n’ont pas su la conserver,

encore moins l’accroître, et leur organisation despotique ainsi

que leur fanatisme, qui écartent tout étranger, doivent leur valoir

le nom de barbares. Dans les circonstances présentes, l’Islam

veut dire stationnement et barbarie, tandis que le Christianisme

représente la civilisation et le progrès.

FIN DU PREMIER VOLUME.

NOTES :

[Note 1 : L’orthographe de la plupart des noms propres est celle

qui leur a été donnée par le docteur Lenz : nous n’avons cru devoir

la modifier que quand elle s’écartait par trop des habitudes

françaises.

(_Note du Traducteur_.)]

[Note 2 : Pluriel arabe de chérif. (_Note du Traducteur_.)]

[Note 3 : Nom indigène de la ville de Maroc. (_Note du Traducteur_.)]

[Note 4 : « Ce coin de terre me sourit par-dessus tout autre. »

(_Note du Traducteur_.)]

[Note 5 : Roche à base de trapp. (_Note du Traducteur_.)]

[Note 6 : Auberge, en espagnol. (_Note du Traducteur_.)]

[Note 7 : Mot à mot « Champs de charrettes ». (_Note du Traducteur_.)]

[Note 8 : La _mouna_ est le repas d’hospitalité dû à chaque

voyageur recommandé par le sultan ou à chaque fonctionnaire. (_Note

du Traducteur_.)]

[Note 9 : Porte de la première Victoire.]

[Note 10 : Porte de la Prison.]

[Note 11 : Porte Brûlée.]

[Note 12 : Porte du Fer.]

[Note 13 : Porte Neuve.]

[Note 14 : En espagnol dans le texte : grandeur. (_Note du

Traducteur_.)]

[Note 15 : Ne pas oublier que le Dr Lenz est d’un pays où le rôle

des Israélites est beaucoup plus important qu’en France. (_Note

du Traducteur_.)]

[Note 16 : En français dans le texte. (_Note du Traducteur_.)]

[Note 17 : C’est-à-dire la mosquée ; il faut ajouter : « fut

bâti ».]

[Note 18 : Souvent dite Méquinez. (_Note du Traducteur_.)]

[Note 19 : La grosse houle de l’ouest. (_Note du Traducteur_.)]

[Note 20 : C’est dans ce pays que fut tué, quelques semaines plus

tard, le peintre autrichien Ladein.]

[Note 21 : Hauts plateaux algériens. (_Note du Traducteur_.)]

[Note 22 : 2 francs. (_Note du Traducteur_.)]

[Note 23 : Le réal vellon vaut 25 centimes. (_Note du Traducteur_.]

[Note 24 : On sait que, depuis, l’Allemagne est entrée dans la

voie des conquêtes coloniales. En Afrique surtout elle a acquis,

sans bruit et sans grands sacrifices, une étendue de côtes

considérable. On n’a pas oublié non plus la récente affaire

des îles Carolines. (_Note du Traducteur_.)]

TABLE DES GRAVURES

* * * * *

Pages.

Lettre du sultan du Maroc VII

Vue de Tanger 13

Résidence du ministre d’Allemagne à Tanger 21

Hadj Abd es-Salem, chérif de Ouezzan 33

Tour d’une mosquée de Tanger 39

Chameau de charge 42

Porte de jardin du Monte, près de Tanger 45

Phare du cap Spartel 57

Rifiote des environs de Tétuan 81

Femme des environs de Tétuan 91

Femmes marocaines de la campagne 109

Groupe de vieux cactus 117

Vue de Fez (hors texte) 144

Cour d’une maison de Fez 153

Jeune juive marocaine 159

Musicien marocain 169

Arabe de la secte des es-Senoussi 191

Grande porte de Meknès 193

Ruines de Volubilis 203

Danseuse marocaine 231

Marocaine et son enfant 235

Costume d’une riche Marocaine 249

Femme marocaine en toilette de rue 267

Femme marocaine en costume d’intérieur 269

Jeune Marocain de l’oued Sous 331

Danseurs et jongleurs nomades du pays de Sidi Hécham

(hors texte) 350

Costume d’intérieur d’une femme mauresque 391

Juive marocaine en costume d’apparat 393

Négresse esclave 395

Un machazini 431

FIN DE LA TABLE DES GRAVURES.

TABLE DES MATIÈRES

* * * * *

PRÉFACE IX

CHAPITRE PREMIER

TANGER.

Le rocher de Gibraltar. — La ville. — Les communications. —

Voyage à Tanger. — Position de la ville. — Arrivée. — Douane. —

Tingis. — Histoire. — Ruines romaines. — Les fortifications. —

Le palais du ministre d’Allemagne. — La kasba. — Les prisons. —

Les représentants des puissances étrangères. — Sidi Bargach. —

Le chérif de Ouezzan. — La population de Tanger. — Les

vêtements. — Le commerce et l’industrie. — La poste. — Églises

et hôpitaux. — Mosquées et écoles. — Soko. — Djebel el-Kebir. —

La colonie européenne. — Un prétendant. — Le peintre Ladein. —

Un aventurier. — Excursion au cap Spartel. — Les cavernes

d’Hercule. — La fabrication des meules de moulin. — Le phare. —

Sidi Binzel. — Vue du cap. — Retour à Tanger 1

CHAPITRE II

TÉTOUAN ET LE PAYS D’ANDJIRA.

Préparatifs. — Marche vers le foundaq. — Arrivée à Tétouan. —

Histoire de la ville. — Son intérieur. — La mellah. — La

rivière. — Les Européens. — L’industrie. — Les visites. —

Mariage arabe. — Le Kitân. — Trouvaille de charbon. —

Pétrifications. — Justice arabe. — La tribu des Beni Mada’an. —

Le cap Martin. — L’exportation. — La fête de l’Agneau. —

Cavernes. — Mariage juif. — Le Chichaouan. — Départ de Tétouan.

— Voyage à Ceuta. — Zone neutre. — Le caïd Mouhamed Kandia. —

Départ d’Andjira. — Retour à Tanger. — Baladins de l’oued Sous.

— Voyage à Gibraltar. — Hadj Ali Boutaleb. — Cristobal Benitez.

— Préparatifs pour le voyage à l’intérieur 63

CHAPITRE III

VOYAGE A FEZ.

Départ de Tanger. — Aïn Dalia. — Un café volant. — Had

el-Gharbia. — La mouna. — La tribu el-Chlod. — Achra. — Oued

M’ghazan. — Kasr el-Kebir. — Réception par le chalif. — Fâcheux

état de la ville. — Anciennes ruines de la ville. — Mauvais

climat. — Bataille de Kasr el-Kebir. — Départ. — Aïn el-Souar et

les ruines de Basra. — Chemachah. — Had Tekkourt. — Ouezzan. —

Djebel Mouley Bousta. — Rivière salée. — Sebou. — Vue de Fez et

des montagnes de l’Atlas. — Arrivée à Fez. — Entrée dans la

ville. — Mauvais logement. — Changement de domicile. — Méfiance

contre Hadj Ali. — Les Européens à Fez 104

CHAPITRE IV

FEZ, RÉSIDENCE DU SULTAN MOULEY HASSAN.

Situation de la ville. — La rivière. — Distribution de l’eau. —

Climat. — Nom et fondation. — Fortifications. — Portes. —

Divisions de la ville. — La population. — Les vêtements. — Les

maisons. — Les femmes. — Quartier des Juifs. — Un Juif brûlé

vif. — Commerce et industrie. — Mosquées et écoles. —

Inscription. — Faïences mauresques. — Foundaqs et bazars. —

Achats. — Le bastion. — Le déjeuner. — Si Sliman. — Excursion

aux salines. — Achats de chevaux. — Marché de la semaine. —

Visite aux tombes. — Départ 143

CHAPITRE V

MEKNÈS, LES MONTAGNES DU ZARHOUN ET LES RUINES DE VOLUBILIS.

Départ de Fez. — Ras el-Ma. — Ravins. — Ponts. — Vue de la

ville. — Belle maison de campagne. — L’amil. — Meknès. — La

mellah. — Industrie et commerce. — Culture des jardins. —

Fanatisme. — Voyages des ambassadeurs. — Zaouias. — Es-Senoussi.

— Palais du sultan. — Magasins de provisions. — Trésor. — Beau

climat. — Kasr Faraoun (Volubilis). — Montagnes du Zarhoun 176

CHAPITRE VI

VOYAGE A SELA ET A RABAT.

La tribu des Echrarda. — El-Gharbia. — Les cantiques. — L’oued

Rdoum. — Beni Hessêm. — Forêt de chênes-lièges d’el-Mamora. —

Misère et mécontentement. — Les Chelouh. — Selâ. — Un mendiant de

la Mecque. — La barre. — Les mauvais ports. — Les pirates. — Nom

de Selâ. — Rabat. — Fabrication de tapis. — Commerce et

industrie. — Difficulté du port. — Deux aventuriers. — Les

instructeurs français. — Beaux environs de Rabat. — Ruines

antiques. — La tour de Hassan. — Marchés hebdomadaires 208

CHAPITRE VII

DE RABAT A MARRAKECH.

Départ de Rabat. — Kasba Tmera. — La tribu des Sebbah. — F’dala.

— Rivières de la côte. — Ruines de F’dala. — La tribu des

Chaouia. — Voyage du sultan. — Adieux à la mer. — Kasba Rechid.

— Mouna. — Couscous. — Manière de manger. — Rochers calcaires. —

Le caïd Zettat. — Bruits de guerre. — Grand jardin d’orangers. —

Source de Bouita. — Kasba Ouled Sidi ben Tanit. — Ruines. —

Terrain montagneux. — Kasba Meskin. — Étudiants mendiants. —

Mouflons. — Consultations médicales. — Violente pluie. — L’oued

Oumerbia. — La tribu des Cheragra. — La kasba Kelaa. — Une belle

maison. — Irrigations artificielles. — Méfiance. — Es-Senoussi.

— Les montagnes. — Vue de l’Atlas. — Montagnes de basalte et de

granit. — Plaine de Marrakech. — Arrivée à Marrakech 233

CHAPITRE VIII

MARRAKECH EL-HAMRA.

Arrivée à Marrakech. — Le gouverneur. — Notre habitation. — Nos

visiteurs. — Les Juifs. — Leur oppression. — Fête de la

naissance du Prophète. — Réjouissances publiques. — Revue. —

Fantasias. — Processions de la Zaouia. — Marché du jeudi. —

Baladins. — Préparatifs de voyage. — Adieux. — La ville de

Marrakech. — Sa fondation. — Murailles et portes. — Maisons et

rues. — Administrations. — Prisons. — Marchés. — Bazars. —

Nombre des habitants. — Bâtiments publics. — Écoles, etc. —

Lépreux 259

CHAPITRE IX

VOYAGE A TRAVERS L’ATLAS.

Départ de Marrakech. — Mon personnel. — Tamesloht. — Défaut de

sécurité. — Changement de noms. — Oued Nfys. — Éboulement de

montagne. — Amsmiz. — Canaux. — Oued el-Mel. — Darakimacht. —

Mzoudi. — Un pieux insensé. — Seksaoua. — Imintjanout. —

Jolie vallée. — Djebel Tissi. — Kasr er-Roumi. — Villages de

Chelouh. — Partage des eaux. — Aït-Mouça. — Bibaouan. —

Voyages précédents. — Emnislah. — Les Howara. — Forêts

d’argans. — Taroudant. — La chaîne de l’Atlas 286

CHAPITRE X

TAROUDANT ET L’OUED SOUS.

Mauvais accueil à Taroudant. — Excès populaires. — La kasba. —

Mougar. — Les Howara. — Le caïd de Mtouga. — Le chérif du

Tafilalet. — Vol. — Départ. — Mon escorte. — La ville de

Taroudant. — Portes et murs. — Les maisons. — Les mosquées. —

L’oued Sous. — L’industrie. — Les tribus. — Jongleurs et

charmeurs de serpents. — Les arbres d’argan. — Production de

l’huile. — L’arbre d’arar. — La gomme ammoniaque. — La gomme

arabique. — L’euphorbe 319

CHAPITRE XI

VOYAGE AU PAYS DE SIDI-HÉCHAM.

Soko Tleza. — Rivière de Sous. — Forêt d’argans. — Ida Menon. —

Les Chtouga. — La caravane de Taroudant. — L’oued Raz. — Passage

difficile. — Ponts romains. — Le pays de Sidi-Hécham. — Zaouia

Sidi-Mouhamed-ben-Mouça. — Ilerh. — Le cheikh Dachman. — Sidi

Housséin. — Achats de chameaux. — Négociations. — Départ de

quelques serviteurs. — Renvoi de mes présents. — Lettres. —

Permission de départ. — La tribu des Tazzeroult. — Mougar. —

L’oued Noun. — Ogoulmim. — Mackenzie. — Intrigues du sultan. —

Les Juifs. — Côte dangereuse. — Agadir (Santa Cruz). — Santa

Cruz de Marpequeña 341

CHAPITRE XII

L’ÉTAT MAROCAIN.

Les États mahométans du nord de l’Afrique. — Le pays du Maroc. —

Situation. — Climat. — Maroc nord et sud. — Rivières. — Côtes. —

El-Gharb. — Population. — Son chiffre. — L’Islam. — La langue. —

Les Berbères. — Les Arabes. — Les Maures. — Les Juifs espagnols.

— Les Nègres esclaves. — Les Chrétiens. — Organisation de

l’État. — La dynastie. — Conduite des affaires publiques. — Sidi

Mouça. — Constitution. — La justice. — Les cadis. — Les nobles.

— Les prisons. — Administration du pays. — Amelât. — Amil. —

Amin 370

CHAPITRE XIII

L’ÉTAT MAROCAIN (_Fin_).

Les finances. — Les recettes. — Propriétés privées. — Présents.

— Dîmes. — Amendes. — Douanes. — Octrois. — Monopoles. —

Fondations ecclésiastiques. — Impôt des Juifs. — Monnaies. —

Dépenses. — Dettes de l’État. — Affaires militaires. — Bochari.

— Machazini. — Askar. — Tobdjiyah. — Bahariyah. — Harkah. —

Culture et élevage. — Richesses minérales. — Industrie. —

Constructions. — Commerce et navigation. — Indépendance de

l’empire. — Instruction publique 415

FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES DU PREMIER VOLUME.

* * * * *

5747-86. — Corbeil. Typ. et stér. Crété.

Note du transcripteur :

Page 72, " ils contruisirent une route " a été remplacé par

" construisirent "

Page 73, " en partie inscrustés d’argent " a été remplacé par

" incrustés "

Page 138, " marcher dans l’obcurité " a été remplacé par

" l’obscurité "

Page 239, " cinq rebelles supplicés " a été remplacé par

" suppliciés "

Page 246, " quand le le sultan " a été remplacé par

" quand le sultan "

Page 246, " à ses surbordonnés " a été remplacé par " subordonnés "

Page 334, " _Sideroxylon aspinosum_ " a été remplacé par

" _spinosum_ "

De plus, quelques changements mineurs de ponctuation et

d’orthographe ont été apportés.

Timbouctou, voyage au Maroc au Sahara et au Soudan, Tome 1 (de 2) · 第 31 / 31 段