gargarisme astronomique
vibre vibre vibre vibre dans la
gorge métallique des hauteurs
ton âme est verte est météorologique empereur
et mes oreilles sont des torches végétales
écoute écoute écoute j'avale mbampou
et ta bonne volonté
prends danse entends viens tourne
bois vire ouhou ouhou ouhou
faucon faucon de tes propres
images amères
mel o mon ami tu me soulèves le
matin à panama
que je sois dieu sans importance
ou colibri
ou bien le phœtus de ma servante
en souffrance
ou bien tailleur explosion couleur
loutre
robe de cascade circulaire chevelure
intérieure lettre qu'on reçoit
à l'hôpital longue très longue lettre
quand tu peignes consciencieusement
tes intestins ta chevelure intérieure
tu es pour moi insignifiant comme
un faux-passeport
les ramoneurs sons bleus à midi
aboiement de ma dernière clarté
se précipite dans le gouffre de
médicaments verdis ma chère mon parapluie
tes yeux sont clos les poumons aussi
du jet-d'eau on entend le pipi
les ramoneurs
[Illustration]
LA GRANDE COMPLAINTE
DE MON
OBSCURITÉ UN
froid tourbillon zigzag de sang
je suis sans âme cascade sans
amis et sans talents seigneur
je ne reçois pas régulièrement les
lettres de ma mère
qui doivent passer par la russie
par la norvège et par l'angleterre
les souvenirs en spirales rouges
brûlent le cerveau sur les marches
de l'amphithéâtre
et comme une réclame lumineuse
de mon âme, malheur jailli de
la sphère
tour de lumière la roue féconde
des fourmis bleues
nimbe sécheresse suraiguë des douleurs
viens près de moi que la prière
ne te gêne pas elle descend dans
la terre comme les scaphandres
qu'on inventera
alors l'obscurité de fer en vin et
sel changera
simplicité paratonnerre de nos
plantes prenez garde
les paratonnerres qui se groupent
en araignée
ainsi je deviens la couronne d'un
christ énorme
pays sans forme arc voltaïque
les aigles de neige viendront
nourrir le rocher
où l'argile profonde changera en lait
et le lait troublera la nuit les
chaînes sonneront
la pluie composera des chaînes lourdes
formera dans l'espace des roues
des rayons
le sceptre au milieu parmi les branches
les vieux journaux les tapisseries
un paralytique
nimbe sécheresse
roue féconde des fourmis bleues
seigneur doigt d'or fourneau
sphingerie
pourquoi l'étrangler pourquoi
après le coup de foudre la marche
militaire éclatera
mon désespoir tube en fer d'étain
mais pourquoi pourquoi alors?
ainsi ainsi toujours mais le chemin
tu dois être ma pluie mon
obscurité mon métal mon
circuit ma pharmacie nu
mai plânge nu mai plânge
veux-tu
LA GRANDE COMPLAINTE
DE MON
OBSCURITÉ DEUX
regarde mes cheveux ont poussé
les ressorts du cerveau sont des
lézards jaunis qui se liquéfient
parfois
le pendu
troué
arbre
le soldat
dans les régions boueuses où
les oiseaux se collent en silence
chevalier astral
tapisseries fanées
acide qui ne brûle pas à la manière
des panthères dans les cages
le jet-d'eau s'échappe et monte
vers les autres couleurs
tremblements
souffrance ma fille du rien bleu
et lointain
ma tête est vide corne une armoire d'hôtel
dis-moi lentement les poissons
des humbles tremblent et se cassent
quand veux-tu partir
le sable
passe-port
désir
et le pont rompre à tierce résistance
l'espace
policiers
l'empereur
lourd
sable
quelle meuble quelle lampe inventer
pour ton âme
septembre de papier gaz
dans l'imprimerie
je t'aime les citrons qui gonflent
sur la glace nous séparent ma
mère mes veines le long du seigneur
ma mère
ma mère ma mère tu attends dans
la neige amassée électricité
fabuleux
discipline
les feuilles se group en constructions
d'ailes nous tranquillisent
sur une île et monte comme
l'ordre des archanges
feu blanc