AUXILIAIRES. Il y a deux auxiliaires _avoir_ et _être_: _avo

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Notes de transcription: Pour une plus grande cohérence de l'ouvrage, les

majuscules ont été accentuées. De plus les errata incorporés entre

l'avertissement et la première page ainsi qu'entre les pages 128 et 129

ont été corrigés dans le texte et repportés à la fin de l'ouvrage. Les

primo (1º), secundo (2º) etc. qui figuraient sous la forme 1o, 2o... ont

été transformés par souci de lisibilité en 1º, 2º... Le nom de l'auteur

a été ajouté dans la première page de présentation.

Dans cette version texte les expressions qui étaient en italiques ont été

entourées de tirets bas.

MANUEL

DES

DIFFICULTÉS LES PLUS COMMUNES

DE LA

LANGUE FRANÇAISE,

ADAPTÉ

AU JEUNE ÂGE,

ET SUIVI D'UN

RECUEIL

DE

LOCUTIONS VICIEUSES.

PAR THOMAS MAGUIRE

QUÉBEC:

IMPRIMÉ ET PUBLIÉ PAR FRÉCHETTE & Cie,

Nº. 13, RUE LAMONTAGNE,

BASSE-VILLE.

1841.

_AVERTISSEMENT._

Le besoin d'un _Manuel Lexique_ des difficultés de la langue française,

se fait vivement sentir dans nos écoles de grammaire; et l'on a à

regretter que le commerce ne nous fournisse pas les ouvrages de ce

genre, qui se multiplient, depuis quelques années, sur l'ancien

continent. C'est pour remedier en partie à ce défaut, que le présent

travail, _né de circonstances purement fortuites_, a été préparé pour la

presse: et en l'offrant au jeune âge, l'Auteur n'a garde de se présenter

sous d'autre titre, que celui d'_humble compilateur_; titre qui doit lui

demeurer entier, malgré quelques articles de sa création, devenus

indispensables pour signaler des erreurs de langage particulières au

Canada.

Les grammaires mises à contribution, pour la confection de ce petit

livre, sont celles de Duvivier, de Chambaud, de Lequien, de Lhomond, de

Letellier, de Galland, de Noël et Chapsal, etc. Les sources pures et

abondantes des Dictionnaires de l'Académie, de Trévoux, de Boiste, de

Rolland, de Gatel, de Noël et Chapsal, etc., ont été exploitées dans le

même but: et il est essentiel d'ajouter, que les articles puisés dans

ces riches trésors de la langue française sont reproduits textuellement,

autant que les circonstances et le cadre étroit de l'ouvrage l'ont

permis.

Ayant exposé les difficultés les plus communes de la langue, il était

naturel de fournir un tableau des expressions incorrectes et dénaturées,

qui en altèrent la beauté et les règles: voilà ce qui a donné lieu au

_Recueil de Locutions Vicieuses_, placé à la suite du _Manuel_.

L'Auteur ne s'est point fait illusion sur la difficulté de sa tâche: il

n'ignore pas qu'il ouvre un champ large à la critique. Heureux! si son

livre attire l'attention de quelque Aristarque consciencieux, qui daigne

en signaler les erreurs, au profit de la portion chérie de la société à

laquelle il est destiné!

Du reste, si l'Auteur a aplani au jeune âge quelques-unes des aspérités

dont la langue est hérissée, son but est atteint, son voeu accompli.

Québec, Octobre, 1841.

MANUEL

DES

DIFFICULTÉS LES PLUS COMMUNES

DE LA

LANGUE FRANÇAISE.

ABSOUDRE. _J'absous_, _tu absous_, _il absout_, _nous absolvons_, _vous

absolvez_, _ils absolvent_. _J'absolvais_; point de prétérit défini.

_J'ai absous_, _j'absoudrai_, _j'absoudrais_, _absous_, _absolvons_,

_absolvez_, _que j'absolve;_ point d'imparfait du subj. _Absolvant_,

_absous_, _absoute_.

_Dissoudre_ se conjugue de même.

ACADÉMICIEN est un membre d'une compagnie de savans: _académiste_, celui

qui étudie les armes, l'équitation dans une académie.

ACCENT CIRCONFLEXE. On l'emploie pour les voyelles longues, et on le

met,--1º. sur _a_ long, _lâche_, _tâche_, _château_.--2º. sur l'avant

dernier _e_ des mots en eme: _même_, _blême_; excepté cependant les

adjectifs numéraux ordinaux, comme _deuxième_, _troisième_, etc.--3º.

sur l'_i_ des verbes en _aitre_ et _oitre_, comme _paraître, accroître_;

dans tous les temps où _i_ est suivi de _t_; _il naît_, _il paraîtra_,

_nous accroîtrons_.--4º. sur l'_o_ qui précède les finales _le_, _me_,

_ne_: _pôle_, _rôle_, _dôme_, _zône_.--5º. sur _le nôtre_, _le vôtre_,

mais non sur _notre_, _votre_.--6º. on l'emploie encore à la première et

seconde personne plurielle du prétérit défini: _nous aimâmes_, _vous

aimâtes_, _nous reçûmes_, _vous reçûtes_.--7º. à la troisième personne

singulière de l'imparfait du subjonctif: _qu'il fût_, _qu'il eût_,

_qu'il aimât_.--8º. on le pose aussi sur les adjectifs _sûr_, (pour

signifier certain) _mûr_, etc., parce qu'on écrivait autrefois _seur_,

_meur_, et enfin sur _dû_, participe du verbe devoir, pour le distinguer

de l'article _du_. Toutefois ce participe ne prend l'accent circonflexe,

ni au pluriel masculin, ni au féminin, tant singulier que pluriel, parce

qu'alors il ne peut être confondu avec l'article _du_. Enfin on le met

sur _tû_, participe du verbe _taire_, pour le distinguer du pronom _tu_,

et sur _crû_, participe de _croître_, pour le distinguer de _cru_,

participe de croire.

ACCORD du verbe avec ses sujets. Quand plusieurs substantifs ou pronoms

composent les sujets, le verbe s'accorde avec le dernier substantif ou

pronom;

1º. lorsque les mots formant les sujets sont synonymes: _son courage_,

_son intrépidité_ ÉTONNE _les plus braves_. Il est essentiel que les

substantifs synonymes ne soient jamais unis par la conjonction _et_.

2º. lorsque les mots formant les sujets renferment une expression qui

réunit en elle tous les mots qui précèdent, comme _chacun_, _tout_,

_rien_, _personne_. _Paroles et regards_, TOUT EST _charmes en

vous_:--_le temps, les biens, la vie_, RIEN _ne nous_ <sc>appartient</sc>.

3º. lorsque l'esprit s'arrête sur le dernier substantif, parce qu'il est

d'un tel intérêt, qu'il fait oublier les autres:--_ce sacrifice, votre

intérêt, votre honneur_, DIEU _vous le_ COMMANDE:--_mon repos, mon_

BONHEUR SEMBLAIT _être affermi_.

Lorsqu'un verbe a deux sujets de la troisième personne unis par la

conjonction _ou_, on peut faire accorder le verbe avec les deux sujets,

ou avec le dernier, et dire également bien--_Pierre_ ou _Paul le_ FERA,

ou, _le_ FERONT. Cependant l'accord avec le dernier sujet parait

préférable.

Cette règle s'applique à _l'un l'autre_, lorsqu'ils sont unis par la

conjonction _ou_:--_l'un ou l'autre vous_ ÉCRIRA, ou _vous_ ÉCRIRONT.

Cependant si les mots unis par _ou_ sont de différentes personnes,

l'usage demande que le verbe se mette au pluriel, et qu'il s'accorde

avec la personne qui a la priorité:--_c'est toi ou moi qui_ AVONS _fait

cela_,--_c'est toi ou lui qui_ AVEZ _dit cela_:--_lui ou moi nous_

SERONS _peut-être assez heureux_, _etc._

Dans les phrases où deux substantifs, ou bien deux pronoms sont liés par

une des conjonctions, _de même que_, _aussi bien que_, _comme_, _non

plus que_, _plutôt que_, _avec_, _ainsi que_, et autres semblables,

c'est avec le premier substantif que l'accord a lieu: _la vertu_, _de

même que le savoir_, _A son prix_. _C'est sa fille_, _plutôt que son

fils_, _qu'il_ A DÉSHÉRITÉE.

Après _l'un et l'autre_ faut-il mettre le verbe au singulier, ou au

pluriel?

L'Académie, Vaugelas, Marmontel, &c., sont d'avis que l'on peut se

servir indifféremment du singulier ou du pluriel: mais presque tous les

grammairiens, suivant Duvivier, se sont prononcés pour le pluriel.

Si _l'un et l'autre_ était placé après le verbe, le pluriel serait de

rigueur. _Ils_ VOULAIENT _l'un et l'autre se promener_.

Si les sujets sont exprimés par _ni l'un ni l'autre_, ou sont liés par

_ni_ répété, le verbe doit-il être mis au singulier ou au pluriel?

Duvivier répond qu'on est libre de se décider en faveur du singulier ou

du pluriel, puisque l'Académie et les meilleurs auteurs ont fait usage

indifféremment du singulier et du pluriel.

Il ajoute cependant qu'il se range à l'opinion de Wailly et de Marmontel

qui veulent que quand les deux sujets concourent à l'action, l'on donne

au verbe la forme plurielle, parce qu'il y a pluralité dans l'idée, et

que l'on dise, _ni l'un ni l'autre n'_ONT FAIT _leur devoir_:--_Ni la

douceur ni la force ne_ PEUVENT _rien_.

Mais si l'un des deux sujets seulement fait, ou reçoit l'action, parce

qu'alors il y a unité dans la pensée, les mêmes grammairiens veulent que

l'on mette le verbe au singulier, et que l'on dise, _ni l'un ni l'autre

n'_EST _mon père_:--_Ce ne sera ni Mr. le Duc, ni Mr. le Comte qui_ SERA

NOMMÉ _ambassadeur d'Espagne_.

Lorsque le verbe qui suit _ni_ répété, est au pluriel, on doit le faire

accorder avec la personne qui a la priorité. _Ni vous ni moi ne_ SOMMES

_coupables_.--_Ni vous ni lui n'_AVEZ FAIT _cela_.

Doit-on après _un_, _une_ joint à _de_, _des_ se servir du singulier ou

du pluriel, et dire, _c'est une des plus belles actions qu'il ait

jamais_ FAIT: ou, _c'est une des plus belles actions qu'il ait jamais_

FAITES?

La phrase dont il s'agit est elliptique: c'est comme s'il y avait,

_c'est une action des plus belles actions qu'il ait jamais faites_. Pour

résoudre la difficulté, il faut examiner si le pronom relatif _que_ a

pour antécédent le substantif en ellipse, ou le substantif pluriel placé

après la préposition _des_. Dans le premier cas on emploie le singulier,

et dans le second le pluriel. Or dans la phrase citée ci-dessus, il est

évident que le relatif _que_ se rapporte au substantif placé après la

préposition; car il s'agit _d'actions faites_, et non pas _d'une action

faite_. Le participe doit donc être mis au pluriel.

D'après ces principes il faudra dire au singulier, _c'est un de nos

meilleurs grammairiens qui_ A FAIT _cette faute_: et au pluriel; _votre

ami est un des hommes qui_ PÉRIRENT _dans la sédition_.

ACCORD d'un adjectif qui suit plusieurs substantifs.

Quand un adjectif suit plusieurs substantifs régimes, soit régimes d'un

verbe, soit régimes d'une proposition, et que cet adjectif ne se

prononce pas au masculin comme au féminin, au singulier comme au

pluriel, il ne s'accorde qu'avec le dernier des substantifs: mais il est

sous-entendu après les précédens. _Ce soupçon..excita des plaintes, et

un mécontentement_ GÉNÉRAL.--_C'est donc en vain qu'on met la véritable

gloire dans l'honneur et la probité_ MONDAINE.

Mais un adjectif, placé après des substantifs régimes, se met au

pluriel, si cet accord ne change pas la prononciation de

l'adjectif.--_Il sacrifie son repos et sa liberté pour la liberté et la

félicité_ PUBLIQUES.

ACQUÉRIR. _J'acquiers_, _tu acquiers_, _il acquiert_, _nous acquérons_,

_vous acquérez_, _ils acquièrent_, _j'acquérais_, _j'acquis_,

_j'acquerrai_, _j'acquerrais_, _acquiers_, _acquérons_, _acquérez_, _que

j'acquière_, _que nous acquérions_, _que j'acquisse_, _acquérant_,

_acquis_, _acquise_.

Conjuguez de même _conquérir_, _reconquérir_, _requérir_, _s'enquérir_.

ADJECTIFS ABSOLUS, (les) _Parfait_, _universel_, _immortel_, _mortel_,

_éternel_, _essentiel_, _divin_, _suprême_, _extrême_, _excellent_, ne

peuvent être précédés de mots qui expriment le plus ou le moins, par

cela même qu'ils sont _absolus_, et rejettent toute comparaison. On ne

peut dire, _plus_ ou _moins éternel,--mortel_, &c.

ADJECTIF NUMÉRAL. Quelquefois l'adjectif de nombre cardinal remplace

celui de nombre ordinal. _Il est_ SIX _heures_;--_l'an_ MIL HUIT

CENT:--_le_ CINQ _Mars_,--GUILLAUME QUATRE.

AIDER quelqu'un, c'est l'assister de sa bourse, de ses conseils:--_aider

à quelqu'un_, c'est partager sa fatigue, sa peine:--_aider à quelque

chose_, c'est y contribuer.

AÏEUL est le père du père ou de la mère. Au pluriel on dit _aïeuls_,

quand on veut désigner préscisément le grand-père paternel et le

grand-père maternel. Hors delà on dit _aïeux_, pour signifier tous ceux

de qui l'on descend, et qui ont devancé nos _aïeuls_.

AIGLE, _oiseau_, est masculin. AIGLE, _drapeau_, est féminin. _Les

Aigles Romaines_. AIGLE, _constellation_, est féminin.

AIGUILLON. Il y a quelques mots, comme, _aiguillon_, _aiguille_,

_aiguiser_, _arguer_, _inextinguible_, et les noms propres _d'Aiguillon,

le Guide, de Guise_, dans lesquels l'_u_ se fait entendre, et que l'on

prononce, _é-gu-i-glion_,--_é-gu-i-lle_,--_é-gu-i-zé_,--_ar-gu-é_,

--_inextin-gu-i-ble_,--_d'É-gu-i-glion_,--_le Gu-i-de_,--_de Gu-i-se_.

AIR. On dit, _cette femme_ a l'air BON, et non pas BONNE, parce que

_bon_ se rapporte à l'_air_. Mais on dit, _cette pomme a l'air_ CUITE,

et non pas CUIT, parce que l'adjectif ne peut être dit ici du substantif

_air_.

ALLER. On ne dit plus _je vas_, mais, _je vais_. L'impératif _va_ prend

une _s_ euphonique quand il est suivi du pronom relatif _y_: _vas y_.

Mais si après l'_y_ il suit un _verbe_, l'Académie veut que l'on

supprime l'_s_. _Va y mettre ordre._

AMOUR au singulier est masculin: au pluriel féminin, excepté quand il

désigne les petits génies de la mythologie. _Ces_ PETITS _amours sont

bien_ GROUPÉS.

À NEUF, DE NEUF. _Refaire un bâtiment_ À NEUF:--_remettre un tableau_ À

NEUF, c'est les restaurer, les réparer.

_Se faire habiller_ DE NEUF, c'est se faire faire des habits neufs.

ANCÊTRES. _Nos ancêtres: nos aïeux: nos pères._ Le siècle de nos _pères_

a touché au nôtre: nos _aïeux_ les ont devancés: nos ancêtres sont les

plus reculés de nous.

ANIMAUX. Leurs parties principales.

On dit le _pied_ d'un cheval, d'un boeuf, d'un cerf, d'un mouton, d'une

vache, et des autres animaux chez lesquels cette partie est de _corne_.

On dit la _patte_ d'un chien, d'un chat, d'un lièvre, d'un loup, d'un

ours, d'un rat, et des autres animaux chez lesquels cette partie n'est

pas de _corne_.

On dit les _ongles_ d'un lion, les _griffes_ d'un chat, d'un tigre, les

_serres_ d'un aigle, d'un épervier.

On dit la _bouche_ d'un cheval, d'un boeuf, d'un âne, et en général en

parlant des bêtes de somme.

On se sert du mot _gueule_ en parlant des poissons, des reptiles, et de

la plupart des quadrupèdes. On dit la _gueule_ d'une carpe d'une truite,

d'un brochet, d'un serpent, d'un lion, d'un tigre, d'un chien, d'un

loup, d'un chat, &c.

On fait usage du mot _bec_ pour les volatiles.

Quand on parle de cette partie qui comprend la _gueule_ et le _nez_, on

dit le _groin_ d'un cochon, le _muffle_ d'un cerf, d'un boeuf, d'un lion,

d'un léopard, d'un tigre: le _museau_ d'un chien, d'un renard, &c.

On donne le nom de _défenses_ ou _broches_ de sanglier aux deux grosses

dents crochues et effilées qui sortent de sa gueule.

On appelle _bois de cerf_ ou _tête de cerf_, le grand bois que cet

animal porte sur le devant de sa tête, et qui tombe tous les ans au

printemps.

Enfin on dit la _hure_ d'un sanglier, d'un ours, d'un saumon, d'un

brochet, pour la tête, lorsqu'elle est coupée.

ANIMAUX, leurs cris. L'abeille bourdonne, l'âne brait, le boeuf mugit ou

beugle, la brebis bêle, le renard nasille, le cerf bramme, le chat

miaule, le cheval hennit, (prononcez hanit) le chien aboie ou jappe, le

cochon grogne, le corbeau croasse, la grenouille coasse, le lion rugit,

le loup hurle, le serpent siffle, l'aigle et la grue glapissent ou

trompettent, les petits chiens et les renards glapissent, les pigeons

roucoulent, la perdrix cacabe, le moineau chuchète ou pépie, le paon

braille ou criaille, le dindon glougloute, le poulet piaule, la poule

glousse, le grillon grésillonne, l'oie siffle, le rossignol gringotte,

&c.

APPELER. _J'appelle, tu appelles, il appelle, nous appelons, vous

appelez, ils appellent, j'appelais, j'appelai, j'appellerai,

j'appellerais, appelle, appelons, appelez, que j'appelle, que nous

appelions, que j'appelasse, appelant, appelé, appelée_.

Ce verbe comme tous ceux qui sont terminés par _eler_, doublent la

lettre _l_, quand après cette lettre on entend un _e_ muet; c.-à-d.

lorsque la lettre _l_ est suivie de _e_, _es_, _ent_. _J'appelle_,--_tu

chancelles_,--_ils étincellent._

Cette règle est applicable aussi aux verbes dont l'infinitif est en

_eter_. V. JETER.

APPLAUDIR. Comme on fait usage de ce verbe tantôt à l'actif, tantôt au

neutre, il est indifférent de dire, _applaudir_ AUX _acteurs_, ou

_applaudir_ LES _acteurs_: _on_ LUI _a applaudi_, ou, _on_ L'_a

applaudi_.

Le participe passé de _s'applaudir_ s'accorde toujours. _Ils se sont_

APPLAUDIS _de leur conduite_.

ARC-EN-CIEL. Au pluriel on écrit, _arcs-en-ciel_; mais on prononce,

comme au singulier, _ar-kan-ciel_.

ARTICLE. On répète l'article et les adjectifs déterminatifs, _mon_,

_ma_, _mes_, _ton_, _ta_, _tes_, _ce_, _cette_, _un_, etc.

1º. devant chaque substantif, _les officiers et_ LES _soldats_;--_son

frère et_ SA _mère_.

2º. devant deux adjectifs unis par _et_, lorsqu'ils ne qualifient pas le

même substantif: _les anciens et_ LES _nouveaux soldats_,--_vos grands

et_ VOS _petits appartemens_. Mais on dirait, _les anciens et braves

soldats_;--_vos grands et beaux appartemens_, attendu que les mêmes

soldats sont _anciens et braves_, et les mêmes appartemens _grands et

beaux_.

Il n'est pas toujours aisé de connaître d'une manière précise les cas où

l'on doit faire usage de l'article, et ceux où l'on ne doit pas s'en

servir. Voici un principe général qui sera d'un grand secours pour les

distinguer.

On doit employer l'article avant tous les noms communs pris

_déterminément_, mais non avant ceux qu'on prend _indéterminément_.

Un nom est pris _déterminément_ lorsqu'il est employé pour désigner tout

un genre, toute une espèce, ou enfin un individu. LA _jeunesse est

imprévoyante_. Le mot _jeunesse_ est genre parce qu'il désigne la

totalité des jeunes gens. LES _hommes à prétention sont

insupportables_. Le mot _hommes_ est espèce, parce qu'il est restreint à

un certain nombre d'individus. LE _roi est sage_. Le mot _roi_, dans

cette phrase, désigne un individu.

Un nom est pris _indéterminément_ lorsqu'on s'en sert uniquement pour

réveiller l'idée qu'on y attache: qu'on ne détermine rien sur l'étendue

dont elle est susceptible; en un mot qu'on ne l'emploie pas pour

désigner ni un genre, ni une espèce, ni un individu. _Les chemins sont

bordés_ DE _lauriers_, DE _grenadiers_, DE _jasmins_. Les mots

_lauriers_, _grenadiers_, _jasmins_ étant indéterminés, ne prennent pas

l'article.

REMARQUES.

Les noms de provinces et de royaumes peuvent être pris _déterminément_

et _indéterminément_. On dit: _je viens d'Angleterre, de France_, sans

l'article; parce qu'il suffit de regarder l'Angleterre ou la France

comme terme d'où l'on part, et qu'il est inutile de penser à l'étendue

de ces royaumes. Mais parce que les mots _limites_, _bornes_ font penser

à cette étendue, on dit; _les limites de l'Angleterre, les bornes de la

France_.

L'usage permet que l'on dise indifféremment, _les peuples de l'Asie_ ou

_les peuples d'Asie_,--_les villes de l'Angleterre_ ou _les villes

d'Angleterre_.

Mais on dit avec l'article: _les peuples de l'Asie ont toujours été

faciles à subjuguer_; parce que l'on considère ces peuples par rapport

à l'étendue du pays qu'ils habitent.

On dit plus communément: _il vient de l'Asie, de l'Europe, de

l'Afrique_. C'est une exception à la règle donnée plus haut.

Il y a des noms de royaumes et de pays qui veulent absolument l'article;

et l'on dit toujours: _les empereurs de la Chine--du Pérou--du

Japon:--les habitants du Canada_.

Les locutions suivantes sont donc vicieuses: _je vais_ EN _Canada_,..EN

_Pérou_:--_il demeure_ EN _Canada_,..EN _Japon_. Il faut dire: _je vais_

AU _Canada_,..AU _Pérou_;--_il demeure_ AU _Canada_,..AU _Japon_.

Les noms _Mercure_, _Jupiter_, _Vénus_, _Mars_, _Saturne_, _Herschel_ ne

prennent pas l'article.

ASPECT, PERSPECTIVE, VUE. _Aspect_ désigne des points de vue

particuliers. _Les vues de la Suisse offrent les aspects les plus

agréables._ _Perspective_ est _l'aspect_ des objets vus de loin. L'idée

de _vue_ est plus étendue que celle d'_aspect_.

ASSAILLIR. _J'assaille, tu assailles, il assaille, nous assaillons,

j'assaillais, j'assaillis, j'assaillirai, j'assaillirais, assaille,

assaillons, assaillez, que j'assaille, que j'assaillisse, assaillant,

assailli, assaillie_.

_Tressaillir_ se conjugue de même.

ASSEOIR. _J'assieds, tu assieds, il assied, nous asseyons, vous asseyez,

ils asseient, j'asseyais, nous asseyions, vous asseyiez, ils

asseyaient, j'assis, j'assiérai ou j'asseierai, j'assiérais ou

j'asseierais, assieds, asseyons, asseyez, que j'asseie, que nous

asseyions, que vous asseyiez, qu'ils asseient, que j'assisse, asseyant,

assis, assise_..

_Rasseoir_ se conjugue de même.

ASSURER veut un régime direct de personne quand il signifie _témoigner_:

_assurez_ LE _de mon estime_: et un régime indirect lorsqu'il veut dire

_donner pour sûr_: _assurez_ LUI _que nous sommes réconciliés_.

ATOCA. (_Oxycoccum_). Suivant Sarrasin, cité par Charlevoix, _atoca_ est

un mot indien, qui désigne la baie de la canneberge. Cette baie, que les

anglais appellent _cranberry_, ne porte point de nom en français.

À TRAVERS veut un régime direct; _à travers_ LES _champs_: _au travers_

est toujours suivi de la proposition _de_: _au travers_ DU _corps_.

AUCUN se met toujours au singulier: _aucun chemin de fleurs ne conduit à

la gloire_: excepté quand il accompagne un substantif qui n'a pas de

singulier, comme _pleurs_, _ancêtres_: ou qui, au pluriel, est pris dans

un autre sens qu'au singulier, comme _troupes_, _gages_. _On n'a fait_

AUCUNES _fénérailles_,--AUCUNES _troupes ne sont mieux disciplinées_.

AUSSI, AUTANT, sont deux adverbes de comparaison qui doivent être suivis

de la conjonction _que_, et non de _comme_, autre adverbe de

comparaison. Ne dites pas: _il est aussi grand_ COMME _vous_,--_j'en ai

autant_ COMME _vous_,--dites _il est aussi grand_ QUE _vous_,--_j'en ai

autant_ QUE _vous_. On dit: _il est grand_ COMME _vous_:--_j'en ai_

COMME _vous_.

AUSSI, SI. Toutes les fois que l'on veut simplement marquer l'extension

d'une qualité, il faut prendre _si_: _il n'est pas_ SI _fin_, _qu'on ne

le puisse tromper_. Mais quand on veut faire comparaison entre deux

adjectifs, ou deux adverbes, il faut se servir d'_aussi_ dans les

phrases affirmatives: _il est_ AUSSI _poli qu'il est brave_: mais si la

phrase est négative il faut employer _si_: _personne ne vous a servi_ SI

_utilement que lui_. Cependant il est bien des personnes qui emploient

alors presque indifféremment _si_ ou _aussi_, et disent, _il ne sera

pas_ AUSSI _constant qu'il le dit_,--ou,--_il ne sera pas_ SI _constant

qu'il le dit_.

AUSSI BIEN QUE. Lorsque deux sujets sont unis par _aussi bien que_, le

verbe s'accorde avec le premier sujet: _le roi, aussi bien que ses

ministres_, VEUT _la paix_.

AUTOMNE, d'après l'usage le plus commun, est masculin quand l'adjectif

précède: UN _bel automne_: et féminin quand l'adjectif suit: UNE

_automne froide_.

AUTOUR, ALENTOUR. Suivant les écrivains modernes _autour_ est une

proposition, qui a par conséquent un régime, et _alentour_ un adverbe

qui n'en a point. Il faut donc dire, _la reine avait toutes ses filles_

AUTOUR _d'elle_; et non pas, ALENTOUR _d'elle_:--_le roi était là, et

ses gardes étaient_ ALENTOUR, et non pas, AUTOUR.

AUTRE QUE, TOUT AUTRE QUE, AUTREMENT QUE, marquant la comparaison,

veulent _ne_ devant le verbe suivant: _il est tout autre que je_ NE

_pensais_:--_il parle autrement qu'il_ N'_agit_: excepté quand le

premier verbe est négatif: _il_ NE _parle pas autrement qu'il agit_.

AUXILIAIRES. Il y a deux auxiliaires _avoir_ et _être_: _avoir_ marque

l'action, et _être_ l'état. Dans les verbes neutres qui prennent les

deux auxiliaires, comme, _accourir_, _disparaître_, _déchoir_, _passer_,

_décider_, _périr_, _croître_, _éclore_, _demeurer_, _rester_, _cesser_,

_échapper_, _monter_, _descendre_, _entrer_ etc., on emploie _avoir_, si

c'est l'action que le verbe énonce que l'on a en vue: et _être_ si c'est

l'état que l'on veut exprimer. Ce sont les circonstances dont le verbe

est accompagné qui indiquent lequel de ces deux points de vue on

envisage: ainsi pour exprimer l'action, l'on dira avec _avoir_: _elle_ A

_disparu subitement_;--_la fièvre_ A _cessé hier_;--_la rivière_ A

_monté rapidement_;--_le baromètre_ A _descendu en peu d'heures_: et

pour exprimer l'état qui suit l'action, l'on dira avec _être_; _elle_

EST _disparue depuis un an_:--_la fièvre_ EST _passée depuis quelque

temps_;--_il_ EST _monté_--_il_ EST _descendu depuis une heure_. Il faut

excepter de cette règle les verbes neutres _aller_, _arriver_, _choir_,

_décéder_, _mourir_, _naître_, _tomber_, _venir_, et les composés de ce

dernier, comme _devenir, intervenir, parvenir, revenir, survenir_,

lesquels prennent le seul auxiliaire _être_, quoique chacun d'eux

exprime une action: c'est l'usage qui en a décidé ainsi; _elles_ SONT

_allées_,--_nous_ ÉTIONS _arrivés_,--_il_ SERA _venu_.

Remarque. _Convenir_, _contrevenir_, _subvenir_, quoique formés du verbe

_venir_, donnent lieu aux observations suivantes.

_Convenir_ demande tantôt l'auxiliaire _avoir_, et tantôt l'auxiliaire

_être_. Dans le sens d'être convenable, il prend _avoir_: et _être_ dans

le sens de demeurer d'accord. _Cette maison m'_A _convenu, et je_ SUIS

_convenu du prix_.

_Contrevenir_ est employé par le plus grand nombre des écrivains avec

_avoir_.

_Subvenir_ prend toujours l'auxiliaire _avoir_.

AVANT veut un régime, _auparavant_ n'en veut aucun. Ne dites pas,

_auparavant de partir_, mais, _avant de partir_.

AVANT, DEVANT. _Avant_ est pour l'ordre des temps; _devant_ pour l'ordre

des places. Le premier est opposé à _après_, le second à _derrière_.

Plusieurs auteurs font aussi usage d'_avant_ pour l'ordre des places.

AVANT QUE rejette le _ne_. Dites, _avant qu'il parte_, et non, _avant

qu'il_ NE _parte_.

AVANT QUE DE, AVANT DE, sont employés indifféremment par les écrivains

modernes: les prosateurs préfèrent même _avant de_.

AVOIR _affaire à quelqu'un_, suppose infériorité, dépendance de celui

qui a affaire. Un plaideur _a affaire_ À ses juges, et non AVEC ses

juges.

_Avoir affaire avec quelqu'un_, c'est avoir à traiter avec lui: _il faut

éviter d'avoir affaire_ AVEC _les fripons_.

_Avoir affaire de_ signifie avoir besoin de: _il a affaire_

D'_argent_,--_j'ai affaire_ DE _vous, ne sortez pas_.

BARBARISME, (le) est l'emploi de mots inusités, ou pris dans un mauvais

sens, ou mal associés: c'est aussi l'emploi de locutions insolites. Le

_solécisme_ est une faute grossière contre la syntaxe.

BÂTISSE, BÂTIMENT. _Bâtiment_ est l'édifice entier: _bâtisse_ n'en est

que la partie comprenant la maçonnerie. Dites: _la bâtisse de cette

construction a couté fort cher_: mais ne dites pas: _je veux assurer

cette_ BATISSE; _je veux vendre cette_ BATISSE, pour signifier, _je veux

assurer cette maison, je veux vendre cette maison_.

BEAUCOUP. _Il s'en faut beaucoup_ marque différence de qualité: _il s'en

faut de beaucoup_ la différence de quantité: _il s'en faut beaucoup

qu'il soit aussi prudent que vous_:--_il s'en faut_ DE _beaucoup qu'il

ait autant de connaissances que son cousin_.

BÉARN, ancienne province de France; prononcez, _Béar_.

BÉNIT, TE, signifie consacré par l'église: _pain bénit_, _eau bénite_.

_Béni--e_, a les autres significations de son verbe;--BÉNIS _sont les

rois qui chérissent leurs peuples_.

BIFTECK ou BIFSTECK de l'anglais, _beef-steak_, signifie tranche de boeuf

saisie dans le beurre.

BLEU. L'adjectif _bleu_ est invariable quand il est modifié par un autre

adjectif, étant alors substantif. _Des étoffes_ BLEU FONÇÉ, c.-à-d.

_d'un bleu foncé_. Il en est ainsi de plusieurs autres adjectifs qui

désignent les couleurs: _des cheveux_ BLOND FONÇÉ;--_des robes_ ROSE

TENDRE;--_des draps_ VERT FONCÉ:--_des cheveux_ CHATAIN CLAIR, etc.

BOSSER, BOSSUER. _Bosser_ est un terme de marine. _Bossuer_ signifie

_faire des bosses_: dites _j'ai_ BOSSUÉ _mon goblet_, et non pas, _j'ai_

BOSSÉ _mon goblet_.

BOUILLIR. _Je bous_, _tu bous_, _il bout_, _nous bouillons_, _vous

bouillez_, _ils bouillent_, _je bouillais_, _je bouillis_, _je

bouillirai_, _je bouillirais_, _bous_, _bouillons_, _bouillez_, _que je

bouillisse_, _bouillant_, _bouilli_, _bouillie_.

BRAIRE n'est usité qu'aux temps et aux personnes qui suivent: _braire_,

_il brait_, _ils braient_, _il braira_, _ils brairont_, _il brairait_,

_ils brairaient_.

BRUIRE, n'est guère usité qu'à l'infinitif, aux troisièmes personnes de

l'imparfait de l'indicatif, _il bruyait_, _ils bruyaient_, et au

participe présent, _bruyant_. _On entend_ BRUIRE _les vagues_:--_le

vent_ BRUYAIT _dans la forêt_.

BUREAU. Lieu où l'on expédie des affaires, où l'on travaille, où l'on

délibère. Mais en parlant d'avocat, de notaire, il faut employer le

terme _étude_, et dire, l'ÉTUDE _de tel avocat_, _l'_ÉTUDE _de tel

notaire_.

_Office_ pour signifier _bureau_ est un barbarisme.

C ne se prononce pas à la fin des mots, _estomac_, _broc_, _croc_,

_accroc_, _marc_, _échecs_, (jeu), _tabac_, _jonc_, _lacs_, (filets),

_arsenic_, _escroc_, _tronc_, _clerc_, _cric_, _porc_, etc.

CALÈCHE est un carosse léger et découvert, dont le train porte sur

quatre roues. _Cabriolet_ est une voiture légère et suspendue, montée

sur deux roues.

_Calèche_ n'est donc pas synonyme de _cabriolet_; et c'est par

conséquent une faute de l'employer comme tel.

D'un autre côté, l'on se sert souvent du mot _cabriolet_, pour désigner

la petite charrette sans soupentes, dont l'usage est si commun: c'est

encore, comme l'on voit, une faute à éviter.

CAMPAGNE. _À la campagne_ exprime le séjour que l'on fait hors de la

ville. _Vivre à la campagne pour sa santé_. _En campagne_ signifie que

l'on est en mouvement pour ces affaires, _les troupes sont_ EN

_campagne_;--_il s'est mis_ EN _campagne pour découvrir ce qu'il

cherche_.

CARRIOLE est une voiture à roues, et c'est abusivement que l'on applique

ce terme à une de nos voitures d'hiver à patins. _Traîneau_ est le mot

propre. _Traîneau_ signifie voiture sans roues pour faire des courses

sur les neiges, sur les glaces.

_Traîneau_ désigne aussi la voiture sans roues destinée au transport

également sur les neiges, de faix, de charges, etc. Le mot _traîne_,

pris dans ce dernier sens, est un barbarisme.

_Traîneau_ est encore un assemblage de pièces de bois, pour traîner sur

la terre des fardeaux lourds, des marchandises, etc.

Au mot _traîneau_ quelques personnes substituent le terme

anglo-américain _sleigh_. C'est une absurdité.

CARTOUCHE est _féminin_ quand il signifie charge en rouleau d'une arme à

feu: mais il est _masculin_ lorsqu'il signifie ornement de sculpture, de

peinture ou de gravure autour des inscriptions, des chiffres, des

armoiries. LE _cartouche d'une carte géographique_.

CENT au pluriel prend une _s_, _deux cents chevaux_: excepté lorsqu'il

est suivi d'un autre adjectif de nombre: _deux cent cinquante chevaux_.

Quand il s'agit de la date, _cent est_ toujours invariable; _l'an mille

huit cent_.

CHARLES V, Empereur d'Allemagne, se prononce, et même s'écrit

quelquefois, CHARLES-QUINT.

CUEILLIR. _Je cueille, tu cueilles, il cueille, nous cueillons, vous

cueillez, ils cueillent; je cueillais, je cueillis, je cueillerai, je

cueillerais, cueille, cueillons, que je cueille, que je cueillisse,

cueillant, cueilli, cueillie_.

Conjuguez de même _recueillir_, _accueillir_.

CH. Le _ch_ dans plusieurs mots qui viennent du grec, ou de quelque

langue orientale, se prononce comme _k_; tels sont: archéologie,

archéologue, catéchumène, Chersonèse, Chalcédoine, chaldéen, chaos,

chirographaire, chiragre, chirologie, chiromancie, Melchior,

Melchisédech, Ochosius, Jéchonias, Achaïas, Archimélech, Ezéchias,

Ezéchiel, exarchat, archiépiscopal, Michel-Ange, Achéloüs, archétype,

etc.

Cette règle souffre quelques exceptions, comme, _archevêque_,

_archidiacre_, _archiprêtre_, _architecte_, etc., dont le _ch_ prend la

prononciation française.

CHACUN, précédé d'un pluriel, prend après lui _son_, _sa_, _ses_, quand

le régime direct est avant, ou que le verbe n'a pas de régime de cette

nature: _ils ont apporté leurs offrandes_, _chacun selon_ SES

_moyens_;--_ils se sont retirés_, _chacun dans_ SA _chambre_:--_ils ont

opiné_, _chacun à_ SON _tour_.

Il prend _leur_, _leurs_ lorsqu'il est suivi du régime direct: _ils ont

dit chacun_ LEUR _avis_: _ils ont apporté chacun_ LEURS _offrandes_.

_Un chacun dit, un quelqu'un a pensé_ sont des locutions vicieuses:

dites, _chacun dit, quelqu'un a pensé_.

CHAIR. Considéré comme aliment le mot chair se dit plus ordinairement

des animaux terrestres et des oiseaux: CHAIR _de boeuf_:--CHAIR _de

mouton_:--CHAIR _de perdrix_: et c'est en ce sens que l'on dit, _on ne

mange point de_ CHAIR _en carême_.

_Chair_ se dit aussi quelquefois des poissons et des fruits: _la_ CHAIR

_du brochet_:--_la_ CHAIR _du melon_. V. VIANDE.

CHANTRE se dit pour le chant de l'église, et _chanteur_ et _chanteuse_

pour le chant profane. _Cantatrice_ est une chanteuse de profession.

CHAQUE veut toujours un substantif après lui. Ainsi ne dites pas, _ces

livres me coutent quatre francs_ CHAQUE: dites, _quatre francs_ CHACUN.

CHOIR est usité seulement à l'infinitif. _Un astrologue un jour se

laissa_ CHOIR.

CHOISIR. Ce verbe ne régit pas les substantifs quand ils sont sans

article, ou sans préposition: on ne dit pas, _il a été choisi président

du comité_, mais, _il a été choisi_ POUR _président du comité_.

CLORRE ou CLORE est usité à tous les temps composés, et de plus aux

temps simples suivans; _je clos_, _tu clos_, _il clôt_, sans pluriel:

_je clorai_, etc., _je clorais_, etc.: _clos_ sans pluriel, _clos_,

_close_.

_Enclorre_ se conjugue de même.

CLUB, mot anglais, adopté depuis la révolution française, que l'on

prononce _klobe_.

COLLECTIF. Il y a deux sortes de noms collectifs, le _général_ qui

représente une collection entière, et le _partitif_ qui représente une

collection partielle.

Tout verbe qui a pour sujet un collectif, s'accorde avec ce collectif,

s'il est _général_: _l'infinité des perfections de Dieu m'accable_:--_la

totalité des enfans sacrifie l'avenir au présent_; et avec le substantif

qui suit le collectif, si celui-ci est _partitif_: _une multitude

d'hommes l'environnaient_;--_une troupe de barbares désolèrent le pays_.

On distingue le collectif partitif au mot, _un_, _une_, dont il est

presque toujours précédé, UNE _quantité_, UNE _foule_.

Remarque. Avec _la plupart_, employé absolument, le verbe se met

toujours au pluriel. _Le sénat fut partagé_; _la plupart_ VOULAIENT

_que_, etc.

COLORER _une estampe_ est une faute. Dites COLORIER _une estampe_.

_Colorer_ c'est donner la couleur; ainsi le saffran _colore_ l'eau.

_Colorier_ c'est appliquer les couleurs: _une estampe_ COLORIÉE.

COMMANDER. On emploie souvent, mais improprement, le mot _recommander_

au lieu de _commander_, pour signifier la charge que l'on donne de faire

quelque chose. Ainsi l'on dit, _j'ai_ RECOMMANDÉ _un habit_,--_une paire

de souliers_, au lieu de, _j'ai_ COMMANDÉ _un habit_,--_une paire de

soulliers_.

COMME. Lorsque deux sujets sont unis par _comme_, _ainsi que_, le verbe

s'accorde avec le premier sujet: _l'enfer comme le ciel_ PROUVE _un Dieu

juste et bon_:--_la vertu ainsi que le savoir_ A _son prix_.

_Comme_ ne doit pas remplacer _que_ pour unir les deux termes d'une

comparaison. Ne dites pas: _César était aussi éloquent_ COMME _brave_:

dites, _aussi éloquent_ QUE _brave_:--_il est aussi grand_ COMME _moi_:

dites, QUE _moi_.

COMMENCER. _Commencer à_, désigne une action qui aura du progrès, de

l'accroissement: _cet enfant commence_ À _parler_. _Commencer de_,

exprime une action complète, qui aura de la durée: _il commença_ DE

_parler à deux heures, et ne finit qu'à six_.

COMPLU est toujours invariable, n'ayant pas de régime direct. _Elle

s'est_ COMPLU _dans ses enfans_.

COMPRIS. Le participe _compris_, employé sans auxiliaire, est

invariable, quand il précède le mot auquel il se rapporte: _y_ COMPRIS

_cette somme_; mais lorsqu'il le suit, il doit s'accorder avec lui:

_cette somme y_ COMPRISE.

CONCORDANCE des temps de l'indicatif entre eux dans certains cas.

Lorsque deux verbes sont unis par la conjonction _que_, l'on met le

second verbe au présent de l'indicatif, si ce second verbe exprime une

vérité constante, ou une action qui se fait ou peut se faire dans tous

les temps. _J'ai toujours cru qu'il_ EXISTAIT _un Dieu rénumérateur et

vengeur_. Il faut dire... qu'il EXISTE. _J'ai toujours cru que quatre et

cinq_ FESAIENT _neuf_. Il faut dire, FONT _neuf_. _Je vous ai dit qu'il

n'y_ AVAIT _rien de stable dans ce monde_. Dites, _qu'il n'y_ A _rien de

stable_.

On se servira également du présent, s'il s'agit de quelque chose qui

existe au moment que l'on parle, et l'on dira: _je savais bien que vous_

ÊTES _marié_;--_nous avons su que vous_ AVEZ _acheté une métairie_:--_on

m'a rapporté que notre mère_ A ÉTÉ _quelque temps malade_; et non pas:

_je savais bien que vous_ ÉTIEZ _marié_;--_nous avons su que vous_

AVIEZ _acheté une métairie_:--_on m'a rapporté que votre mère_ AVAIT ÉTÉ

_quelque temps malade_. Au lieu du futur on se sert abusivement du

conditionnel présent: _on nous a dit que vous_ CONSENTIRIEZ _à cette

démarche_:--_votre frère m'a assuré que vous_ IRIEZ _à la campagne au

printemps prochain_;--_le bruit a couru que je_ QUITTERAIS _ce pays

incessamment_: il faut dire _que vous_ CONSENTIREZ; _que vous_ IREZ:

_que je_ QUITTERAI, attendu qu'il s'agit ici seulement d'exprimer que

les actions de _consentir_, d'_aller_, de _quitter_, s'exécuteront dans

un temps où l'on n'est pas encore.

Le conditionnel passé ne doit pas s'employer pour le conditionnel simple

ou présent: _j'aurais parié que vous m'_AURIEZ RÉPONDU: dites, _que vous

me_ RÉPONDRIEZ.

CONCORDANCE des temps du subjonctif avec ceux de l'indicatif et du

conditionnel.

Quand le verbe de la proposition principale est à l'imparfait, aux

prétérits, au plus-que-parfait, ou à l'un des conditionnels, l'on met le

second verbe à l'imparfait du subjonctif. Par conséquent au lieu des

phrases sottement ridicules; _il désirait que je_ CHANTE;--_je voudrais

qu'il_ SORTE;--_le médecin a ordonné que vous_ PRENIEZ _un bain_; il

faut dire: _il désirait que je_ CHANTASSE:--_je voudrais qu'il_

SORTIT:--_le médecin a ordonné que vous_ PRISSIEZ _un bain_.

Cependant avec le prétérit indéfini l'on peut mettre le second verbe au

présent du subjonctif, quand il exprime une action qui se fait dans tous

les temps. _Dieu nous a créés pour que nous l'_AIMIONS.

CONFIRE. _Je confis_, _tu confis_, _il confit_, _nous confisons_, _vous

confisez_, _ils confisent_; _je confisais_, _je confis_, _je confirai_,

_je confirais_, _confis_, _confisons_, _confisez_, _que je confisse_,

point d'imparf. du subj. _confisant_, _confit_, _confite_.

CONNEXITÉ dénote un simple rapport qui est dans la nature des choses:

_connexion_ énonce une liaison établie entre les choses.

CONSOMMER, CONSUMER. _Consommer se dit_ de tout ce qui est susceptible

d'être accompli ou perfectionné: _un homme_ CONSOMMÉ _dans les

sciences_: et _consumer_ du tout ce qui ont susceptible d'être dévoré ou

anéanti: _il a_ CONSUMÉ _son temps et son argent_.

CONSONNES. D'après l'ancienne appellation les consonnes, _b, c, d, f, g,

h, j, k, l, m, n, p, q, r, s, t, v, x, z,_ se prononcent, _bé, cé, dé,

effe, gé, ache, ji, ka, elle, emme, enne, pé, qu, erre, esse, té, vé,

ixe, zède_.

D'après la nouvelle appellation, elles se prononcent, _be, ce, de, fe,

ghe, he, je, ke, le, me, ne, pe, que, re, se, te, ve, xe, ze_.

Cette nouvelle méthode fut proposée, par MM. du Port-Royal, et

quoiqu'elle ait de grands avantages sur l'ancienne, elle resta long

temps dans l'oubli, par cela seul quelle était contraire à la pratique

générale. _Mais enfin_, dit Duvivier, _l'empire du préjugé commence à

s'affaiblir, et dans peu elle sera selon toute probabilité, la seule en

usage_.

Suivant cette nouvelle appellation, toutes les lettres de l'alphabet

sont _masculines_; suivant l'ancienne, il y en a qui sont _féminines_ et

d'autres qui sont _masculines_. Les _féminines_, sont _f, h, l, m, n, r,

s_: les _masculines_, _a, b, c, d, e, g, i, j, k, o, p, q, t, u, v, x,

y, z_.

CONSTABLE. On sait que les devoirs de l'_Officier de Paix_ en France,

sont analogues à ceux du _constable_ en Angleterre. Il est donc évident

que l'on doit rejetter le mot anglais _constable_, puisque nous avons en

français son équivalent.

Quant au mot français _connetable_, c'est une grave faute que de

l'employer dans le sens d'_Officer de Paix_.

CONTINUATION est pour la durée: _continuité_ pour l'étendue.

CONTINUER À se dit d'une chose que l'on fait sans interruption:

_continuez_ À _bien vivre_: _continuer de_ d'une chose où il y à

interruption: _continuez_ DE _vous former le style_.

CONTRAINDRE prend _à_ ou _de_ devant l'infinitif: c'est l'oreille et le

goût qui en décident: _contraindre quelqu'un_ À _travailler_, ou DE

_travailler_.

Il en est ainsi des verbes _demander_, _s'empresser_, et _forcer_.

COPIE n'est pas synonyme d'_exemplaire_, et c'est une faute de dire,

_j'ai acheté quelques_ COPIES _de tel ouvrage_: dites, _quelques_

EXEMPLAIRES.

COUDRE. _Je couds, tu couds, il coud, nous cousons, vous cousez, ils

cousent, je cousais, je cousis, je coudrai, je coudrais, couds, cousons,

cousez, que je couse, que je cousisse, cousant, cousu, cousue_.

COULEUR et COLORIS, en parlant d'un tableau, ont des significations bien

différentes. _Couleur_ est l'impression que fait sur l'oeil la lumière

réfléchie par chaque partie du tableau. _Coloris_ est l'effet qui

résulte de l'ensemble, et de l'assortiment des _couleurs_.

COULEUR est toujours féminin, excepté dans les mots composés, _couleur

de feu_, _couleur de rose_, etc. Ainsi l'on dit; LE _couleur de feu est_

MA _couleur favorite_: _cette étoffe est d'_UN _couleur de rose

charmant_. On dit adjectivement, _un ruban couleur de feu_.

Un habit de couleur, une robe de couleur, sont un habit et une robe de

toute autre couleur que le blanc et le noir.

COUPLE est féminin quand il désigne deux choses qui ne vont pas ensemble

nécessairement: _une couple de serviteurs_,--_de poulets_,--_d'oeufs_.

Ils est masculin quand il désigne deux personnes unies par le mariage,

ou qu'il se dit d'un mâle ou d'une femelle qu'on a appareillés ensemble:

_un couple d'époux_,--_un couple de pigeons_.

COURIR prend deux _r_ au futur simple, _je_ COURRAI et au présent du

conditionnel _je_ _cou_RR_ais_.

Il en est ainsi des verbes _concourir_, _discourir_, _encourir_,

_parcourir_, _secourir_, _mourir_, _accourir_.

COUVERCLE est ce qui ferme en couvrant: ainsi on dit, COUVERCLE _d'un

chaudron_,--_d'un pot_,--_d'une écuelle_,--_d'une soupière_, etc. On

doit se garder d'employer dans ce sens le mot _couvert_ qui a une toute

autre signification.

CRAINTE, PLAINTE. Autrefois l'on rejetait les participes féminins

_crainte_ et _plainte_; aujourd'hui on les emploie, et l'on dit: _la

chose que j'ai crainte_,--_la personne que j'ai plainte_.

CRAINTE DE précède toujours un substantif: dites, _crainte de_ PIS, et

non pas DE _crainte de_ PIS. _De crainte de_ se met devant un infinitif:

dites, DE _crainte de_ TOMBER, et non pas, _crainte de_ TOMBER.

CROIRE _quelque chose_, c'est l'estimer véritable; _je crois la

religion_. _Croire à quelque chose_, c'est s'y fier, y avoir confiance:

_je crois_ À _son innocence_. _Croire quelqu'un_, c'est ajouter foi à ce

qu'il dit: _c'est un menteur, on ne_ LE _croit plus_. _Croire à

quelqu'un_, c'est croire à son existence: _il croit_ AUX _revenans_. On

dit aussi dans ce sens, _croire à la magie_.

CULOTTE, vêtement d'homme de la ceinture aux genoux. On ne doit pas

confondre _culotte_ avec _pantalon_ qui est un vêtement de la ceinture

aux pieds.

D final sonne dans les noms propres _David_, _Obed_, _Joad_, etc.: et

dans _Sud_ (le midi).

En général le d final se fait sentir devant une voyelle, ou une _h_ non

aspirée. Cette règle néanmoins souffre beaucoup d'exceptions, surtout

dans la conversation: ainsi dans ces phrases, _chaud accablant_,--_bord

escarpé_,--_froid épouvantable_, le _d_ est nul en prononciation.

On doit à cet égard consulter l'oreille, interroger l'usage.

DAME est un titre d'honneur qui s'étend aujourd'hui à toutes les femmes

d'une condition un peu honnête. Mais c'est une erreur grossière de

l'employer comme synonyme de _femme mariée_. Ainsi ne dites pas, _la_

DAME _de Monsieur un tel_; ni, _votre_ DAME; dites; _la_ FEMME _de

Monsieur un tel_: _votre_ FEMME. Cette dernière locution, quoique

correcte, doit être évitée néanmoins dans la bonne société: au lieu

donc de dire, _votre femme_, dites _Madame_, en y ajoutant le nom du

mari.

Une dame ne dit, _mon mari_, que dans l'intimité; en toute autre

circonstance elle le nomme par son nom en l'appelant _Monsieur_. Mais il

n'en est pas ainsi du mari; il serait ridicule qu'il dit en société,

_mon épouse_ ou _Madame_ N: il doit dire tout simplement, _ma femme_.

_Madame votre femme_, _Madame votre épouse_ sont des expressions de

mauvais ton; moins ridicules néanmoins que, _Monsieur mon père_: _Madame

ma mère_.

Une dame ne doit pas dire, _quand j'étais fille_, mais, _quand j'étais

demoiselle_.

DANS, EN. _Dans_ a un sens précis et déterminé: _il est_ DANS _la

ville_: _en_ a un sens vague et indéterminé: _il est_ EN _ville_. _Dans_

marque le temps où l'on exécute les choses; _il viendra_ DANS _un mois_:

et _en_, celui qu'on emploie à les exécuter: _il a fait le voyage_ EN

_un mois_.

DE entre deux noms. Si le second nom ne sert qu'à spécifier la nature du

premier nom, et par conséquent s'il n'est employé que dans un sens

indéfini, dans un sens général, qui ne présente à l'esprit qu'une idée

vague et confuse, l'idée de pluralité disparaît, et le second nom se met

au singulier: _des queues de cheval_;--_de l'huile d'olive_;--_des gens

de plume_.

Mais le second nom se place au pluriel, s'il désigne une chose qui se

compte; _une mesure de haricots_;--_un bouquet de roses_,--_un marchand

de plumes_ (à écrire).

DÉCHOIR. _Je déchois_, _tu déchois_, _il déchoit_, _nous déchoyons_,

_vous déchoyez_, _ils déchoient_, point d'imparfait, _je déchus_, _je

décherrai_, _je décherrais_, _déchois_, _déchoyons_, _déchoyez_, _que je

déchoie_, _que tu déchoies_, _qu'il déchoie_, _que nous déchoyions_,

_que vous déchoyiez_, _qu'ils déchoient_, _que je déchusse_, point de

participe présent, _déchu_, _déchue_.

DEDANS ne veut point de régime: dites, _dans la ville_, et non, DEDANS

_la ville_; à moins que _dedans_ ne soit précédé d'une préposition; PAR

_dedans la ville_; ou employé en opposition avec un des adverbes

_dehors_, _dessus_, _dissous_: _il y à des animaux_ DEDANS _et_ DESSUS

_la terre_.

DE FACON QUE. _De façon que_, _de manière que_, _de sorte que_,

demandent le subjonctif, quand l'idée tient du doute, de l'avenir:

_conduisez-vous de manière que vous_ MÉRITIEZ _l'estime des gens de

bien_: et l'indicatif lorsqu'elle est positive, et qu'elle a rapport au

présent, ou passé: _il s'est conduit de façon qu'il_ A MÉRITÉ _l'estime

des gens de bien_.

DEHORS ne veut point de régime: dites, _hors de la ville_; à moins que

_dehors_ ne soit précédé d'une préposition: _passer_ PAR _dehors la

ville_; ou employé en opposition avec un des adverbes _dedans_,

_dessus_, _dessous_: _j'en voyais et_ DEDANS _et_ DEHORS _nos

murailles_.

DÉJEUNER, DÎNER, SOUPER. Ces trois verbes veulent la préposition _avec_

devant un nom de personne: et la préposition de devant le nom de la

chose que l'on mange, _j'ai déjeûné_--_dîné_--_soupé_ AVEC _mon ami_:

_j'ai déjeûné_ DE _café_: _j'ai dîné_ D'_un bon pâté_.

On dit, DE _quoi avez-vous déjeûné_--_dîné_--_soupé_? et non pas, AVEC

quoi avez-vous déjeûné? etc.

Manuel des difficultés les plus communes de la langue française, adapté au jeune âge et suivi d'un recueil de locutions vicieuses · 第 1 / 9 段