LE VIEILLARD.

Ils se nomment l'un _Cousa_, l'autre _Lava_: ce sont les noms que leur

avait donnés leur céleste nourrice; et, pour preuve qu'ils sont d'une

origine plus qu'humaine, ils avaient à côté d'eux des armes divines.

Le maître des sages les adopta, les éleva, leur fit enseigner l'usage

des armes, puis, lorsqu'ils comptèrent un plus grand nombre d'étés, il

les revêtit du cordon de la secte des saints, et mit dans leurs mains

les _Védas_ sacrés...

Une autre raison encore a dérangé nos pieuses études. Le sage Valmiki,

un jour qu'il se promenait sur les bords du paisible et brillant

Tamasâ, vit un oiseleur abattre d'un coup mortel un oiseau qui, à côté

de sa douce compagne, faisait retentir la rive de ses accents

amoureux. Affligé à ce triste spectacle, le sage exhala par des mots

son indignation, et, inspiré par la déesse de l'éloquence, il exprima

sa pensée dans un distique improvisé: «N'espère point, barbare,

prolonger tes jours, toi dont la main a pu frapper un coup si cruel,

et détruire un innocent oiseau qui a trouvé la mort quand il ne

songeait qu'à l'amour.»

--Mais, reprend la nymphe, qu'est-il survenu à l'infortunée Sita

depuis qu'elle a été conduite dans la forêt?

Cours familier de Littérature - Volume 01 · 第 324 / 339 题