Chère Sacountala, je te ferai le récit de cette aventure; mais attends
que la blessure de mon coeur soit un peu fermée: cependant laisse-moi
essuyer cette larme, reste de celles que t'a fait répandre ma fausse
erreur; cette larme qui dépare ta figure ravissante. Puissé-je, en la
faisant disparaître de ta paupière humide, faire disparaître avec elle
le poids de mes remords?
(Il l'essuie délicatement.)
SACOUNTALA, jetant dans ce moment les yeux sur l'anneau du roi.
Cher époux, le voilà donc ce fatal anneau!