DOUCHMANTA.

Comment, ils ne frappent pas ta vue! N'aperçois-tu pas çà et là, épars

au pied des arbres, ces grains de riz consacré, échappés du bec des

jeunes perroquets encore dépourvus de plumes, au moment où leurs mères

leur portent la becquée? Ici sont des pierres tout onctueuses de

l'huile de l'_ingoudi_, dont elles viennent de servir à broyer les

fruits; là, de jeunes gazelles, habituées à la voix de l'homme, ne se

détournent pas à son approche; et ailleurs ces lignes humides, tracées

sur la poussière, et qui partent de divers bassins, ne doivent-elles

pas leur origine aux gouttes d'eau distillées des vases nouvellement

purifiés?

Vois encore ces jeunes arbres, dont les racines sont abreuvées par des

canaux d'une eau limpide, que ride à peine le souffle adouci des

vents; vois l'éclat de ces tendres bourgeons, obscurci par la fumée

qui s'élève des oblations aux dieux; et, près de nous, ces faons

légers qui, sans aucune crainte, se jouent au milieu de ces tas de

cousa nouvellement coupé pour un sacrifice, et rassemblés sur la terre

à l'entrée du jardin.

Cours familier de Littérature - Volume 01 · 第 200 / 339 题