Monsieur, j'ai reçu les dépêches que vous m'avez fait l'honneur de
m'écrire jusqu'au nº 41 inclusivement.
Nous avons été satisfaits du langage tenu et des intentions manifestées
par M. Maurocordato pendant le séjour qu'il a fait à Paris. Il m'a
paru que sa manière de voir sur les réformes à introduire dans
l'administration de la Grèce se rapproche beaucoup plus de celle du
gouvernement du roi que de l'empressement du cabinet de Londres à y
substituer un régime constitutionnel. Il a hautement protesté contre
toute idée d'exclusion dans le choix des personnes, et a reconnu qu'en
s'aliénant la France et les hommes qui passent pour ses amis, il se
mettrait dans l'impossibilité d'organiser une administration stable et
efficace. Vous le trouverez disposé à entretenir avec vous les meilleurs
rapports, et en lui prêtant votre concours dans tout ce qui tendra
au bien général du pays, vous êtes certain d'entrer dans la pensée du
gouvernement du roi.