SUITE DU JUGEMENT DERNIER.

Je crois me rappeler qu'il n'y a pas une seule figure de Michel-Ange à

Paris[489]. Cela est tout simple. Cependant, comme ce pays a produit

un Le Sueur qui a senti la grâce sans le climat d'Italie, je dirai

au jeune homme qui sentirait par hasard que des statues copiées et

alignées en _bas-relief_ ne sont pas de la peinture: «Étudiez la

gravure du _Jugement dernier_, par Metz[490], elle est dessinée au

_verre_, et d'une fidélité scrupuleuse. Par conséquent elle ne présente

pas la pensée de Michel-Ange, mais seulement ce que la censure permit

de laisser à Daniel de Volterre. La planche d'ensemble de M. Metz donne

le dessin de Buonarotti. Mieux encore, cherchez une petite gravure[491]

faite avant Daniel de Volterre. Voilà le contre-poison du style froid,

et théâtral, comme le séjour de Venise est le seul remède à votre

coloris gris-terreux.»

[489] A l'exception des _Deux Esclaves_ ébauchés, du Louvre.

[490] _Rome_, 1816, 240 francs. La prendre en atlas.

[491] Elle porte ces mots: _Apud Carolum Losi_. Le cuivre

appartient, en 1817, à M. Demeulemeester, l'auteur des charmantes

aquarelles des loges de Raphaël, et l'un des hommes qui

comprennent le mieux le dessin des grands maîtres.

Histoire de la peinture en Italie · 第 402 / 465 题