SUITE DU MOÏSE.

Un des bonheurs de cette statue, c'est le rapport singulier que le

hasard a mis entre le caractère de l'artiste et celui du prince.

Cette harmonie, qui existe aussi pour le tombeau de Marie-Christine,

à Vienne, manque à la tombe d'Alfieri. L'Italie, qui pleure sur ses

cendres n'est pas cette Italie dont il voulut réveiller l'indignation.

A la droite du _Moïse_ il y a une figure de femme plus grande que

nature, qui, les yeux et les mains levés au ciel, et un genou fléchi,

représente la vie contemplative.

A la gauche, une statue qui désigne la vie active se regarde

attentivement dans un miroir qu'elle tient de la main droite.

Singulière image pour la vie active! Au reste, on est revenu en Italie

de tous ces emblèmes, par lesquels on prétendait donner à une statue

telle ou telle signification particulière. Ce style détestable ne règne

plus qu'en Angleterre[470].

[470] Statues de Guidhall.

Histoire de la peinture en Italie · 第 391 / 465 题