L'INTÉRÊT ET LA SYMPATHIE.

Quant aux figures de simples mortels, véritables objets de la

peinture, comme les dieux de la sculpture, l'artiste remarque que

le caractère d'un homme, c'est sa manière habituelle de chercher le

bonheur. Mais les passions altèrent les habitudes morales et leur

expression physique. Une passion est un nouveau but dans la vie, une

nouvelle manière d'aller à la félicité qui fait oublier toutes les

autres, qui fait oublier l'habitude. Jusqu'à quel point l'homme peut-il

oublier son intérêt direct pour se livrer aux charmes de la sympathie?

Question à faire aux Raphaël, aux Poussin, aux Dominiquin; car on

n'y peut répondre qu'en prenant les pinceaux. Le discours ordinaire

tombe ici dans le _vague_, cruel défaut de tout ce qu'on écrit sur les

arts[304].

[304] Le pouvoir de la sympathie augmente de siècle en siècle,

avec la civilisation, avec l'ennui. Le danger était trop fort

dans la retraite de Russie pour avoir pitié de personne.

Histoire de la peinture en Italie · 第 257 / 465 题